
Dans L’Amour des trois oranges, Prokofiev explore les caprices du destin et la puissance du fou rire, dans une intrigue où l’absurde côtoie le merveilleux. Une ouverture de saison vitaminée et impertinente.
Dans un royaume imaginaire, le prince héritier est frappé d’une tristesse incurable. Lorsque la sorcière Fata Morgana trébuche sans le vouloir, il éclate de rire. Vexée, elle le maudit et lui jette un sort : il devra partir à la recherche de trois oranges pour trouver le bonheur. Commence une quête rocambolesque, peuplée de princesses métamorphosées, d’une terrible cuisinière, d’un rat monstrueux et de parties de cartes endiablées.
Inspiré par un conte théâtral facétieux de Carlo Gozzi, caractéristique de la commedia dell’arte, le compositeur écrit un livret poétique, à l’ironie grinçante. Avec son style vigoureux, Prokofiev signe une oeuvre qui captive immédiatement les oreilles, où l’orchestre est un personnage à part entière. Un monde sonore aussi riche qu’imprévisible, où une énergie folle emporte tout sur son passage. Pour camper cette aventure où burlesque, satire et féérie s’en donnent à coeur joie, le metteur en scène Laurent Pelly nous entraîne dans cet opéra festif, sous la direction incisive du chef d’orchestre Dmitry Matvienko, reconnu à l’international.
Opéra en 1 prologue et 4 actes
Livret du compositeur et de Véra Janacopoulos, d’après la pièce éponyme de Carlo Gozzi
Création à Chicago en 1921
Nouvelle production
Coproduction Opéra de Lyon, Opéra royal du Danemark, Opéra-Comique, Opéra national du Rhin

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