
Commentée et illustrée, cette séance d’écoute propose de s’immerger dans le foisonnant et sidérant fonds d’enregistrements de terrain réalisé en Italie par l’ethnomusicologue américain Alan Lomax, lors d’un périple effectué au milieu des années 50.
“L'anno più felice della mia vita” (“l’année la plus heureuse de ma vie”) : c’est ainsi que l’ethnomusicologue américain Alan Lomax (1915-2002) résumera le périple qui, entre 1954 et 1955, l’aura conduit du Nord au Sud de l’Italie en compagnie de son homologue italien Diego Carpitella. Depuis des décennies, le nom de Lomax est bien connu des amateurs de musiques nord-américaines : ses enregistrements de terrain, réalisés dès les années 30 dans le Sud des États-Unis avec son père John, ont contribué à donner leurs lettres de noblesse au blues et à la folk music, et à révéler certains de leurs plus grands interprètes.
Ce qu’on sait moins, c’est qu’Alan Lomax a aussi arpenté l’Europe dans les années 50 : les îles britanniques, mais aussi l’Espagne, la France, et donc l’Italie. C’est là que, du Val d’Aoste jusqu’à la Sicile, du trallalero des dockers de Gênes jusqu’aux tarentelles et aux chants de pêcheurs de Calabre, il va abondamment documenter la réalité incroyablement foisonnante de cultures populaires, juste avant qu’elles soient frappées par l’onde de choc de la modernité et de la société de consommation.
À travers des écoutes commentées et illustrées par l’image, Richard Robert plonge dans ce fonds d’archives unique, qui a marqué plusieurs générations d’artistes en Italie et qui, sept décennies plus tard, continue de produire le même effet de sidération.
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