
Quatre ans après une soirée de feu en trio, c’est en solo piano-voix que Bachar Mar-Khalifé retrouve la grande salle de l’Opéra. Avec un programme tout en majesté sensible, dans lequel il distille l’essence plurielle de son art : de compositions originales en chants traditionnels, de Chopin à Nirvana ou Christophe, de chants d’amour en chants de résistance.
En 2024, après une pause de deux ans, le musicien et compositeur franco-libanais Bachar Mar-Khalifé sortait sans crier gare un mini-album intitulé Postludes. Dans ce recueil en format solo piano-voix, conçu comme un retour à l'essentiel, l'artiste rassemblait dans un même bouquet musical six Préludes de Chopin, des reprises de Nirvana (Something in the Way) et Christophe (Les Paradis Perdus), ainsi que le chant Sawfa Nabqa Houna, devenu symbole de courage et de résistance de la population à Gaza et de son Liban natal meurtri.
C’est ce répertoire unique, enrichi de compositions de son cru, que Bachar Mar-Khalifé présente aujourd’hui sur scène : un florilège transcendant les esthétiques et les époques, qui ressemble à un manifeste à la fois sensible, philosophique et politique. Pour lui, dont l’art nomade a toujours fait écho aux thèmes de la guerre, de l’exil et de la mélancolie, mais aussi de l’espoir et d’une certaine beauté du monde, ce choix de musiques transpire le désir de se comme de nous raconter entièrement. Avec une interprétation plus habitée que jamais, mise en vibration par un profond idéal de vérité.
Bachar Mar-Khalifé – piano, chant, percussion.
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