Débora Waldman Cheffe d’orchestre
Née au Brésil, la cheffe d’orchestre Débora Waldman grandit en Israël puis déménage en Argentine. Elle s’oriente très jeune vers la direction d’orchestre, se perfectionnant au Conservatoire national supérieur de musique et danse de Paris avant de devenir l’assistante de Kurt Masur à l’Orchestre national de France entre 2006 et 2009.
Depuis lors, elle dirige de nombreuses formations en France et à l’étranger. En septembre 2020, elle prend ses fonctions de directrice musicale de l’Orchestre national Avignon-Provence, formation qu’elle dirigera jusqu’à la saison prochaine : elle devient à cette occasion la première femme à la tête d’un orchestre national français. En septembre 2022, elle est nommée Cheffe associée à l’Opéra de Dijon après avoir dirigé Don Pasquale (Donizetti) ; elle dirige aussi l’Orchestre Dijon Bourgogne lors des 30e Victoires de la musique classique (2023). Elle se produit avec l’Orchestre national de France, l’Orchestre philharmonique de Radio France, l’Orchestre philharmonique de Nice, l’Orchestre symphonique de Hambourg, la Staatskapelle Halle, l’Orchestre philharmonique de Johannesburg, l’Orchestre national de Colombie et l’Orchestre symphonique Région Centre-Val de Loire Tours. Récemment, elle dirige l’Orchestre philharmonique de Duisbourg, l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre philharmonique de Strasbourg et l’Orchestre national de Lyon au Festival Berlioz (La Côte-Saint-André). Dans le domaine lyrique, elle dirige Idoménée, Don Giovanni et La Flûte enchantée (Mozart), La Sérénade (Sophie Gail), Aïda, Stiffelio et La Traviata (Verdi), Madame Butterfly et Tosca (Puccini), ainsi que Madame Bovary (Harold Noben) lors de la création de l’œuvre à la Monnaie de Bruxelles. Cette saison, on peut l’entendre dans Cavalleria rusticana (Mascagni) et Pagliacci (Leoncavallo) à l’Opéra de Dijon et dans Dialogues des carmélites (Poulenc) avec l’Orchestre de l’Opéra de Marseille. Ses futurs engagements comprennent notamment des concerts avec l’Orchestre national de Metz Grand Est. Elle a créé sa propre formation musicale, l’Orchestre Idomeneo, qui se produit régulièrement à Paris. Soucieuse de diffuser un message de paix, elle est choisie pour diriger le concert Thessalonique, carrefour des civilisations donné en l’honneur de l’amitié arabo-israélienne. Particulièrement engagée dans le domaine de la transmission, elle participe au projet Démos de la Philharmonie de Paris depuis sa création (2010).
En 2019, elle assure la création mondiale de la symphonie Grande Guerre, écrite en 1917 par la compositrice française Charlotte Sohy (1887-1955), dont elle a retrouvé la partition. Elle en dirige ensuite la première parisienne (2021) avec l’Orchestre national de France à la Maison de la Radio et de la Musique ; l’enregistrement du concert, réalisé en partenariat avec le Palazzetto Bru Zane, est paru en mars 2023. Cette découverte donne naissance à un livre en collaboration avec Pauline Sommelet, La Symphonie oubliée (éditions Robert Laffont). Son premier disque avec l’Orchestre national Avignon-Provence, Charlotte Sohy, compositrice de la Belle Époque, est paru sous le label La Boîte à Pépites. Il a reçu de nombreuses récompenses (Diapason Découverte, Diamant d’Opéra Magazine, 5 étoiles de Classica) et été nominé aux International Classical Music Awards.
Débora Waldman est nommée Talent Chef d’Orchestre par l’ADAMI (2008), distinguée par la Fondation Simone et Cino del Duca sous l’égide de l’Académie des beaux-arts (2011) et nommée Chevalier de l’Ordre des arts et des lettres par le Ministère de la Culture (2021).
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