
Les soirs d’été, le bar du Péristyle vous accueille sous les arcades de l’Opéra qui deviennent le fief du Festival du Péristyle. Les concerts se succèdent pour vous faire découvrir des musiques venues de tous bords !
Au programme, des sets de musique à 18h30 et 21h du mardi au samedi
Le Bar du Péristyle
Mocktails & long drinks, pause gourmande et petites faims
Du mardi au samedi de 18h à 23h

Monoloco System nait en 2013 sous la houlette du chanteur, percussionniste et compositeur Bruno Bassan. Il crée cette formation avec l’envie irrésistible de partager sa passion pour les musiques et cultures de l’Atlantique noir, imprégnées des héritages rythmiques d’Afrique, du Brésil, et des Caraïbes (Cuba). Après son premier album Casa do Bruno, qui tisse des liens entre musiques africaines et afro-descendantes, il fait évoluer son équipe afin de poursuivre ses expérimentations en matière de rythmes et d’influences sonores, mêlant habilement musiques sacrées, traditions et sonorités électroniques. Dans le sillage de son dernier album Ifa – nom yoruba issu de la religion de la santería afro-cubaine, qui désigne à la fois l’art de divination et un personnage symbolisant la sagesse –, Monoloco System propose une sauce musicale toujours aussi savoureuse, associant des styles comme la rumba cubaine, le forró, l'afrobeat, l’afoxé propre aux rituels du candomblé, la bomba portoricaine, le hip hop brésilien ou le funk.
Bruno Bassan – chant lead, percussions, Théo Fardel – basse, Romain Fréchin – batterie, Yuniel Camilo – piano, clavier, Charles Paillet – guitare électrique, tres cubain, Élisa Piccolo – chœurs.

Né en 2013 à Lyon sous l’impulsion du chanteur togolais Peter Solo, Vaudou Game fusionne les rythmes envoûtants du vaudou togolais et béninois avec l’afro-funk des années 70, hérité de James Brown, Fela Kuti et des Poly-Rythmo de Cotonou. Inspiré dès l’enfance par son oncle Roger Damawuzan (figure majeure de l’afro-funk vaudou), Peter a su créer un son unique, à la fois dansant et spirituel, se distinguant aussi par des textes engagés, portés par une énergie live contagieuse qui invite le public à la transe et à la réflexion. Dans son dernier album Fintou, Vaudou Game, agissant toujours sous l’autorité suprême d’un funk contrôlé par l'ésotérisme et le mystique de la gamme vaudou, unit la main du highlife à celle de la cumbia. Guitares, percussions, cuivres et claviers futuro-vintage sont là pour activer les hanches ou dresser le climat le plus intriguant qui soit, tandis que Peter, caché derrière son inarrachable masque, délivre ses messages sous une épaisse couche de sarcasme et d’humour, mis au service exclusif d’un vertige aussi enivrant que dansant.
Laetitia Narel – batterie, chœurs, Ornella Debono – sax, percus, chœurs, Peter Solo – guitare, voix lead, Théo Pagès – claviers, percus, chœurs, Théo Michel – guitare, chœurs, Jean-Claver Tchoumi – basse, chœurs.

Sazman, c’est le périple fou d’un oud électrique, d’une basse, d’une batterie et d’une voix saturée, embarqués à bord d’un ferry sur l’Adriatique et la mer Égée, puis dans une vieille Golf turbo diesel sur un chemin bardé de nids de poule, de rochers intempestifs et de chèvres égarées… direction Lesbos et la Crête, en passant par la côte Turque et le Péloponnèse. Un trait d’union peu commun entre les racines de la musique gréco-turque et le son psychédélique des seventies.
Rémi Foucrier – oud, chant, Mathieu Picard – basse, Hadrien Santos Da Silva – batterie.

KapKap – le “frisson” en créole –, c’est la force et la douceur du chant brut du maloya, tantôt pleuré, tantôt dansé, accompagné au bobre ou aux percussions. C’est une création riche en promesses, qui fait résonner la poésie puissante de la tradition tout en semant sa graine avec ses propres compositions. C’est aussi la collision douce et puissance de trois chemins qui se rencontrent pour créer un nouveau territoire sensible. Il y a la musicienne Charlotte Espieussas, qui a fait de l’accordéon son compagnon de route, en Occitanie, en Amérique Latine, puis à La Réunion pour y faire grandir sa pratique, notamment auprès du maître René Lacaille. Il y a la voix étincelante de Mary Baré, fille du grand chanteur réunionnais Zanmari Baré, qui se passionne pour toutes les musiques du monde et enveloppe son timbre chaud d’une force brute. Il y a enfin David Doris, héritier du maloya de Saint-Benoît, formé auprès de la famille Lélé, qui s’est par la suite spécialisé dans les percussions afro-cubaines et mandingues. Avec ces trois forces vives, Kap-Kap offre une musique sensorielle, vibrante, qui “traverse les chairs, parle aux ventres, attrape les âmes” : un maloya pétri d’ailleurs, qui ose, déborde, s’envole.
Mary Baré – chant, Charlotte Espieussas – chant, percussions, David Doris – chant, percussions.

Un piano, une pianiste (Alice Perret), des paroles, un micro. Dans vos têtes, sur vos lèvres, une chanson que vous aimeriez chanter ? C'est un instant sur le pouce, c'est un arrangement-minute, c'est les vieux tubes et les hits plus récents, c'est le rock, l'amour, le classique… Laissez-vous aller : c'est le Karaoké Piano.
Alice Perret – piano, voix.

Depuis 10 ans Ti'Kaniki organise et anime des Kabars Maloya à Lyon. Le maloya, genre musical réunionnais afro-descendant, se pratique aujourd'hui dans l'espace public sous une forme profane, participative et ouverte, le ron maloya.
Les voix, la danse et les percussions en constituent l'essence, la parole et les musiciens circulent, sans jamais que la musique ne cesse.
Le 1er Juillet, les membres de KapKap, de Ti'Kaniki, mais aussi de Ravaz, et beaucoup d'autres invités, célèbreront le maloya traditionnel avec un concert collectif inédit et en plein air, sous les arcades du Péristyle, qui sera suivi d'un Kabar ouvert à tous et à toutes, inspiré des rons réunionnais.
Mary Baré, Marie Albert, Luna Nieto, Nora Amar, Sandra Richard, Luc Moindranzé, Grégoire Sanchez, Mahé Grondin, Fild, Hadrien Santos Da Silva – chants et percussions.

We Are The New Generation, c'est d'abord l'histoire d'un rêve en partage. Celui d'une jeunesse joyeuse, généreuse et déterminée, avec la soif d'exister chevillée au corps. Mettre le feu à la scène comme on bouffe le monde, propager la joie, dire que seul l'amour compte et que la vie c'est chacun, c'est tout le monde, c'est nous, c'est être ensemble. Six chanteurs originaires de Guinée Conakry, du Liberia, du Ghana et de Sierra Leone. Deux musiciens : Cédric de la Chapelle (Slow Joe & The Ginger Accident, Grand Gamin) et Aymeric Krol (BKO, Sahra Halgan). Rap, afro pop, amapiano, rumba… L'éclectisme échappe aux cadres, on s'émancipe des étiquettes, on respire, on embarque, et on ressort de là plein d’énergie.
Alkatonny, Skartel, Humble King, Palattable, Enfant de la Lune, Mak The Chris – chant, Cédric de la Chapelle – MPC, claviers, guitare, Aymeric Krol – batterie, percussions, SPD.

Révélation de l'année 2025 après des concerts remarqués aux Trans Musicales, au Womex ou encore à Eurosonic, Mitsune fusionne la chanson folklorique japonaise traditionnelle avec les musiques psychédéliques, cinématographiques et rituelles, créant des compositions singulières qui insufflent une nouvelle vie aux récits les plus anciens. Véritable ode au multiculturalisme (ses membres sont originaires du Japon, d’Australie et de Grèce), ce quatuor basé à Berlin en propose en effet une relecture aussi haletante qu’audacieuse. Le cœur et l’âme de Mitsune, c’est le tsugaru shamisen, luth traditionnel à trois cordes, popularisé par les musiciens aveugles itinérants du Japon d’antan. Le groupe en modernise les codes avec ses propres histoires, dans des concerts débordants d’énergie et d’imagination, sublimés par des costumes somptueux et relevés par de savoureuses touches d’humour.
Shiomi Kawaguchi – shamisen, chant, shinobue, Youka Snell – shamisen, chant, Daigo Nakai – basse, chant, Petros Tzekos – percussions

Guadalupe Miranda – chant lead, Luisa Cáceres – chœurs, gaita, percussions, Lorenzo Morrone – percussions, chœurs, Grégoire Sanchez – percussions, chœurs, Alex Lefko – percussions, chœurs, Jorge Mario Vargas – percussions, chœurs, Laura Maldonado – danse, Yorismel Barrios – danse.

Créé et dirigé par Lyes Nechak, Chaabi-Negh est un groupe basé à Lyon, dédié à la musique et au chant chaâbi algérien d’expression kabyle. S’inscrivant dans un héritage poétique riche, à la fois ancestral et contemporain, le groupe puise son inspiration dans la tradition orale et littéraire de la Kabylie. Les textes, porteurs de mémoire et d’émotions, sont mis en musique à travers des compositions originales et des réinterprétations sensibles. Le répertoire de Chaabi-Negh explore les modes et les rythmes emblématiques du chaâbi tout en proposant une approche artistique actuelle et ouverte : une signature musicale singulière, où se rencontrent profondeur poétique et richesse mélodique.
Azzedine Acherchour – piano, Nadir Benzemma – banjo ténor, Nassim Boudjida – banjo guitare, Lyes Chouiref – violon, Samir Harrouche – tar, Ouamer Serbouh – derbouka, Lyes Nechak – chant, mandole.

Réunis autour des compositions et des propositions d’Aloïs Benoit, les cinq musiciennes et musiciens de Nuage 86 explorent les frontières entre la composition et l’improvisation, entre le naturel et l’artificiel, entre l’acoustique et l’électrique, entre l’organique et le mécanique, entre l’instinctif et l’intellectuel, entre le solide et le vaporeux, entre le visible et l’audible… Doté d’une large palette sonore, ce petit orchestre qui a tout d’un grand chuchote à grands cris, hurle tout en douceur, des mots qui chantent, des notes qui parlent, des rythmes qui pensent tout haut, des compositeurs d’avant, des poètes de maintenant, des musiques qu’on aime déjà et d’autres qu’on ne connaît pas encore
Jessica Martin Maresco – chant, Alice Perret – claviers, Benjamin Flament – percussions, Olivier Koundouno – violoncelle (le 14 juillet), Léonore Grollemund – violoncelle (le 15 juillet), Aloïs Benoit – trombone, euphonium.
Avec le soutien de La Fraternelle à Saint Claude.

Certains liens sont indélébiles, le temps n’a pas d’emprise sur eux… Près de dix ans après l’album Khamsin avec EYM Trio, le pianiste Élie Dufour propose une nouvelle création originale sous son nom avec Mohamed Abozekry au oud et à la voix, cette fois-ci en trio avec la percussionniste Anissa Nehari. “Yuntābā” est le verlan de tabayyun (“contraste”, en langue arabe) ; et en espagnol, c’est une conjugaison du verbe yuntar (unir). Un mot à double détente, donc, un mot-sésame pour cette rencontre entre trois personnalités bouillonnantes, faite de thèmes virtuoses, de moments épurés et lyriques, d’improvisation, de grands riffs orientaux, de transes rythmiques et de mawwâls déclamés par la voix de Mohamed… Le tout porté par un son “urbain’’ créé avec des instruments acoustiques. Anissa s’est constituée un set personnalisé de percussions acoustiques se rapprochant des beatmakers de hip-hop. Élie a confectionné avec un ingénieur un étouffoir mécanique pour piano à queue, géré avec une pédale, qui le fait sonner comme un instrument à cordes pincées, voire un synthé. Mohamed s’est fait fabriquer un oud électrique sur mesure, qui lui permet de passer en un clin d’œil du rôle de lead à celui de bassiste… Alors, qui fait quoi ? Qu’est ce qui est acoustique, qu’est ce qui ne l’est pas ? De l’air, du groove et de la recherche de textures dans le jeu de ces installations entremêlées..
Elie Dufour – piano, Anissa Nehari – percussions, Mohamed Abozekry – oud, voix.

Framboyán est né de la rencontre flamboyante entre le Mexicain Irepan Mejía (violoniste, violoncelliste, chanteur, danseur), et la Française Charlotte Espieussas (accordéoniste, chanteuse, percussionniste). Leur duo s’est scellé autour de leur amour commun pour les musiques populaires et traditionnelles, qu'elles soient mexicaines ou afro-latines – son de tierra caliente, chilenas, son jarocho, rancheras, romances, vals… Les timbres puissants et bruts des voix et des instruments entrent en vibration, viennent bousculer le bruit du monde, et chavirer les rives du cœur.
Irepan Mejía – violon, violoncelle, chant, danse, Charlotte Espieussas – accordéon, chant, percussions.

Dans le contexte d’effervescence et de lutte de la décolonisation, les “cow-boys de Kinshasa”, ces gangs de jeunes hommes s’inspirant de la figure emblématique des westerns hollywoodiens, exercèrent une influence puissante sur la culture urbaine comme sur la soif d’indépendance de leur pays. C’est à ce pan de l’histoire moderne du continent africain que font référence le nom et l’inspiration musicale des Congo Cowboys. Fondée au Cap en 2016, cette formation associe trois membres du groupe Freshlyground, Simon Attwell (banjo), Julio Sigauque (basse) et Anthon Manuel (batterie) au chanteur congolais Chris Bakalanga. Puiser aux sources du bluegrass et de la country, le groupe leur insuffle une nouvelle vie en s’appuyant sur les rythmes kwassa kwassa, les guitares soukous et le chant en lingala. Un mélange électrisant et profond, qui pour le leader Simon Attwell, est aussi une manière conscient, culturelle et politique d’honorer “le lieu de naissance du banjo en retraçant ses racines jusqu’en Afrique.”
Chris Bakalanga – chant, guitare, Simon Attwell – banjo, Julio Sigauque – basse, Anthon Manuel – batterie.

Riche de plusieurs siècles de créolisation, la musique du bassin caribéen fait partie des plus diversifiées et fascinantes au monde. Aujourd'hui, son héritage traverse les océans et continue de se réinventer dans une mise en abyme sonore et narrative toujours plus riche. Avec Dámelo, son premier album sorti en 2025, le collectif Pambelé propose un subtil mélange de rythmes folkloriques afro-colombiens et de sonorités acides, perçantes, inspirées du mouvement psychédélique des années 60. Par ce métissage, le groupe s’affirme avec force dans une universalité culturelle transatlantique, résolument caribéenne. Les percussions et chants traditionnels de la côte caraïbe colombienne se mêlent aux riffs incisifs d’une guitare électrique, à la volupté et à la chaleur d’un vieil orgue analogique. Un véritable condensé de matière brute qui, avec frénésie, nous invite dans une transe envoûtante, torride et exubérante, un appel irrésistible à la danse.
Yomira John – chant, percussions, Luisa Caceres – chant, sax ténor, gaitas, Giles Davenport – guitare, Paul Charnay – claviers, orgue, Alex Lefko – percussions, chœurs, Lorenzo Morrone – percussions, J. Mario Vargas – percussions, chœurs.

Bonbon Vodou, c’est Oriane Lacaille, issue d’une grande famille de musiciens réunionnais, et JereM Bouscris, fils de… psychiatres lacaniens. Une confiserie aigre-douce, avec deux voix qui s’harmonisent comme un songe, font saliver les papilles auditives au rythme de pulsations épicées. Sur sa mini-batterie bricolée en exemplaire unique, Oriane fait remuer les corps ; avec sa guitare taillée dans un bidon d’huile et ses mélodies entêtantes, JereM fait valser les esprits. Et quand le duo devient quintette avec sa formule “Piment Piment”, toute la créolité de Bonbon Vodou s’exprime. Rejoint par Roland Seilhès (sax, flûte, chant), Yann-Lou Bertrand (basse, trompette, flûte, chant) et Juliette Minvielle (percussions, clavier, chant), Bonbon Vodou explore plus profondément encore le maloya et la mosaïque de rythmes chaloupés et telluriques des musiques “originaires” glanées aux quatre points cardinaux. Un hymne au métissage chanté en créole réunionnais et français. Baigné par la douceur de voix claires et porté par un groove ravageur.
Oriane Lacaille – chant, batterie, kayamb, roulèr, percussions, flûtes pygmées, Jérémie Boucris – chant, guitare, cigar box, ukulélé, Yann-Lou Bertrand – chant, basse, trompette, flûte, kass kass, Juliette Minvielle – chant, tuntun, guimbarde, pandeiro, bendir, Roland Seilhès – chant, saxophones, flûte, clarinette.
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