Pina Bausch

Beauty Madison Film © Riley Stewart / FUZE

Pina Bausch

Danse

Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört (Sur la montagne, on entendit un hurlement)

  • Opéra de Lyon
  • 2h 30mn
    dont 1 entracte(s) de 20 min

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En 1984, la pièce de Pina Bausch - Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört (Sur la montagne, on entendit un hurlement) - est animée et agitée par « La peur de l’autodestruction qui menace l’humanité ».
Le cocasse se mêle à la frayeur et 40 ans plus tard, la pièce garde toute son acuité : les sources d’inquiétude, quant à l’avenir du monde, n’ont pas vraiment disparu. 

Production Opéra de Lyon en complicité avec la Pina Bausch Foundation et Peter Pabst   

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À propos

Au printemps 1984 alors qu’elle crée Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört (Sur la montagne, on entendit un hurlement), que perçoit Pina Bausch, depuis l’ancien cinéma où répète sa compagnie, à Wuppertal, des soubresauts du monde extérieur ? Face au spectacle, la critique évoque la crainte d’un cataclysme nucléaire… deux ans avant Tchernobyl ! « La peur a toujours existé dans mes spectacles, mais auparavant elle touchait au problème de l’individu dans la société. Maintenant elle est collective. C’est la peur de l’humanité entière menacée d’autodestruction ou d’avenir sombre », confiait Pina (1). La peur, dans tous ses états, est le sujet central de cette pièce. Elle jette son ombre diffuse sur un univers de terre brune, molle, salissante, qui recouvre le plateau -une invention de Peter Pabst, scénographe de génie -; et s’incarne dans la figure d’un clown macabre, bourreau en puissance qui fait éclater l’un après l’autre, sans sourciller, des ballons gonflables qu’il tire de son slip de bain. Ogre des cauchemars de l’enfance, monstre de toutes nos peurs, sa présence narquoise ouvre le bal des agitations. Un monde torturé. Mais avec ce sens de l’ambiguïté dont Pina avait le secret, la frayeur se mêle au cocasse et les situations virent du réalisme à l’absurde. Près de 40 ans après sa création, aujourd’hui repris par le Ballet de l’Opéra de Lyon, Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört (Sur la montagne, on entendit un hurlement) n’a rien perdu de son acuité, sur une bande son où grésillent les voix de Billie Holiday, de Fred Astaire, de Gerry Mulligan, ou encore cette chanson dont le titre vaut à lui seul promesse et prière de toutes les pièces de Pina Bausch : Parlez-moi d’amour

(1) Raphael de Gubernatis, « La gloire de Pina Bausch », Le Nouvel Observateur, 10-16 avril 1987.
 

Direction & Chorégraphie : Pina Bausch
Scénographie : Peter Pabst
Costumes : Marion Cito
Dramaturgie : Raimund Hoghe
Collaboration musicale : Matthias Burkert
Collabotation : Hans Pop
Musique : Billie Holiday, Fred Astaire, Enrico Caruso, Boris Vian, Henry Purcell, Felix Mendelssohn, entre autres

Première mondiale: 13 mai 1984, Schauspielhaus Wuppertal 

Distribution originale :
Jakob Andersen, Melanie Karen Lien, Elena Majnoni, Anne Martin,  Dominique Mercy, Jan Minarik (Jean Mindo), Nazareth Panadero, Héléna Pikon,  Arthur Rosenfeld, Jean-Laurent Sasportes, Janusz Subicz, Beatrice Libonati, Ed  Kortlandt, Anne Marie Benati, Bénédicte Billiet, Matthias Burkert, Jean-François, Duroure, Dominique Duszynski, Josephine Ann Endicott, Lutz Förster, Kyomi Ichida, Urs Kaufmann, Silvia Kesselheim, Francis Viet 
 

Entrée au répertoire

Distribution

Direction des répétitions

Jo Ann Endicott, Jorge Puerta Armenta

Adaptation scénographie

Gerburg Stoffel

Adaption costumes

Petra Leidner

Conseil musique

Matthias Burkert

Conseil son

Andreas Eisenschneider, Karsten Fischer

Lumières

Peter Pabst, Jo Verlei

Chargée de production 

Gertraud Johne

Ballet de l'Opéra de Lyon

Pourquoi on aime

C’est la première fois qu’une pièce de Pina Bausch est jouée sur la scène de l’Opéra de Lyon.

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C'est une pièce aussi rare que singulière qui entre au répertoire du Ballet de l'Opéra.

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On ne sort pas indemne de cette expérience intense.

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Pina Bausch a su avec cette pièce transformer les cris, en mouvement.

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