
Quand Super Parquet, fleuron de la nouvelle scène trad française, invite Cocanha, explosif duo de chant polyphonique à danser, le plateau de l’Amphi promet d’être incandescent : entre transe psychédélique, polyphonies occitanes et groove minimaliste.
Mêlant enfants du bal populaire et des musiques auvergnates et petits génies de la bidouille électronique friands de pulsations telluriques, Super Parquet est, depuis une dizaine d’années, l’une des créatures mutantes les plus affriolantes apparues dans l’univers en expansion des musiques dites trad/folk. Plongeant ses racines dans le Massif Central, ce quatuor chercheur propulse cabrette, drones et textures électroniques vers de nouvelles formes de transe. Pour son premier passage deux soirs durant à l’Amphi, l’Opéra Underground lui a proposé une carte blanche qu’il a aussitôt convertie en super-collaboration. Super Parquet a en effet choisi d’inviter à la fête Caroline Dufau et Lila Fraysse, alias Cocanha : un duo occitan réactivant un folklore politique et vibrant où les voix s’affrontent, où l’instrumentarium martèle une danse qui questionne et rassemble à la fois.
Entre spirales psychédéliques, polyphonies vocales et groove minimaliste, les deux projets mêlent bourdons, tambourins à cordes, cabrette et banjo augmentés de lutherie électronique, pour ouvrir des paysages sonores neufs. Agrémentées de quelques surprises spécialement préparées pour l’occasion, ces deux soirées de partage s’annoncent comme des moments forcément uniques, également suspendus entre leurs dernières créations respectives – d’un côté Goshen, nouvel EP de Super Parquet ; de l’autre Flame Folclòre, qui préfigure le prochain album de Cocanha, à paraître courant 2026.
Super Parquet : Julien Baratay – machines, voix, Antoine Cognet – banjo, Simon Drouhin – boîte à bourdon, synthétiseur, Louis Jacques – cabrette, cornemuse du centre, voix.
Léo Pétoin – son, Guillaume Rivière – lumière.
Cocanha : Caroline Dufau et Lila Fraysse – voix, tambourins à cordes.
San Grosclaude – son, Mathilde Montrignac – lumière
Exposition "Espace Positif"
Par le photographe Erol Gum
Après "Espace négatif", présenté sur les murs de l’Opéra Underground à l’automne, Erol Gum prolonge son immersion au cœur de l’équipement en déplaçant le regard vers ce qui relie, éclaire et rassemble. "Espace positif", second volet de la carte blanche offerte au photographe, explore cette fois-ci les émotions collectives et cette lumière incandescente qui surgit parfois dans les moments de communion qui traversent la vie du lieu.
Jusqu’au 18 juin 2026
Pourtour de l’Amphi
Gratuit, accessible uniquement durant les événements programmés à l’Amphi
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