Drumming Live

Danse

Anne Teresa De Keersmaeker

Créée par la Compagnie Rosas en 1998 au Théâtre de la Monnaie, Bruxelles

Entrée au répertoire
En partenariat avec le Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon

À propos

Avec Drumming, créé pour sa compagnie Rosas sur la partition éponyme de Steve Reich, Anne Teresa De Keersmaeker signait en 1998 l’une des oeuvres les plus représentatives de son langage chorégraphique. C’est dire combien l’entrée de cette pièce au répertoire du Ballet marque une étape importante, dont se réjouit Yorgos Loukos : « Anne Teresa m’avait confié son souhait de transmettre quelques-unes de ses pièces majeures. Elle a finalement choisi notre Ballet, et nous inaugurons un rendez-vous régulier pour les années à venir. » Isabelle Calabre

« Trouver des équivalences chorégraphiques aux lignes mélodiques ». En créant en 1998 pour sa compagnie Rosas la pièce Drumming, sur la composition éponyme de Steve Reich, la chorégraphe flamande Anne Teresa De Keersmaeker n’ambitionnait rien moins que l’alpha et l’omega de toute pièce de danse. A cette nuance près que la partition originale, ici, constituait déjà en elle-même un défi. Pionnier du courant minimaliste américain, Steve Reich avait, dès le début des années soixante, révolutionné son époque en inventant le phasing, c’est-à-dire la répétition en boucle d’un même motif musical par deux pistes de sons, au départ à l’unisson puis très progressivement en décalage. Suivant ce principe, il avait conçu en 1967 le fameux Piano Phase, pièce fondatrice du genre sur laquelle Anne Teresa De Keersmaeker allait à son tour à 22 ans, en 1982, bouleverser le monde de la danse en créant l’hypnotique Fase. L’écriture en 1970-71 de Drumming, pour percussions et voix, reprenait le même procédé mais dans une exigence de formes encore plus absolue, sans l’appui d’une ligne mélodique. Autant dire qu’à s’attaquer à ce monument de la musique répétitive américaine, la chorégraphe prenait le risque de se répéter, ou de décevoir. Il n’en fut rien. Bien au contraire, la pièce constitue un sommet de virtuosité gestuelle et d’invention scénique.