Philémon et Baucis

Opéra

Joseph Haydn

  • Théâtre de la Renaissance, Oullins

Opéra pour marionnettes en deux actes et un prologue, 1773.
Livret d'après la pièce de Gottlieb Konrad Pfeffel
Texte parlé en français
 

À propos

"Puisque notre vie s’est écoulée dans la concorde, puisse-t-elle prendre fin à la même heure."*
Est-il bien sérieux, ce conseil des dieux, présidé comme il se doit par Jupiter ? A l’ordre du jour, querelles et médisances, unanimité moins une voix – celle de Cérès – pour critiquer les mortels. Jupiter et Mercure iront sur terre voir cela de plus près, déguisés en pélerins.La seule porte qui s’ouvre à eux est celle de la cabane de Philémon et Baucis, pauvres, vertueux, fidèles époux, venant d’éprouver un grand malheur, pieux de surcroît. Et voilà Jupiter, champion de l’infidélité, forcené de la procréation sous toutes ses formes, confronté aux vertus rustiques, sous l’œil et les commentaires narquois de Mercure.Des cinq opéras pour marionnettes que Haydn composa pour la cour du prince Nikolaus Esterházy, Philémon et Baucis est le seul qui nous soit parvenu. Le “théâtre de poupée” qui le créa en 1773, devant l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, lui donna sans doute une certaine ingénuité. Aujourd’hui, au contraire, les marionnettes nous autorisent des digressions induites par la musique de cet opéra en principe édifiant, où Jupiter tonne et Mercure détonne. Et où les humains montrent un exemple que les dieux ne sont pas décidés à suivre !Et comme il arrive toujours, l’aventure récente fait remonter aux anciennes.*
* Ovide, Les Métamorphoses.