Mexique

Amphi

Son jaracho de Veracruz

À propos

Danse, guitares - jarana tercera et jarana segunda -, marimbol, percussions, harpe, leona, percussions, zapateado.
Le son au Mexique est un terme générique propre à la musique rurale. Il désigne un style de musique, de chant et de danse qui présente de nombreuses variantes régionales.Il est généralement accompagné sur des instruments à corde et à percussion. Il se compose de coplas, strophes rimées de quatre, cinq, huit ou dix vers, alternant avec des refrains vocaux ou des ritournelles instrumentales.Genre musical type des populations métisses, le son trouve ses origines en Espagne. Il s'est répandu au temps de la conquête et a donc été assimilé par des populations qui lui donnèrent des couleurs régionales différentes. Si les paroles peuvent encore se référer à des textes espagnols du XVIe siècle, elles manifestent également des inspirations locales. Les thèmes abordés sont l'amour, les mythes et légendes, la vie paysanne et les événements politiques ou religieux. Parfois le son est improvisé et deux chanteurs se livrent à de longues joutes poétiques. La musique reflète aussi ce métissage, avec ses influences caribéennes, africaines et espagnoles. Le son jarocho vient de Veracruz. Une de ses principales caractéristiques réside dans l’usage de la harpe accompagnée de guitares de tailles différentes (requinto, jarana segunda et jarana tercera), du lamellophone marimbol et de percussions. La danse est exécutée en couple et consiste notamment en de rapides frappes des pieds ou zapateado qui contribuent à la richesse rythmique de cette musique. 

El coco (trad.)
Le coco est une sorte de canard réputé pour sa saveur.
Ils disent que le coq, c’est très bon, relevé avec des épices fines,
Ils disent que le coq, c’est très bon, mais je dis que ce ne l’est pas,
Que la poule, c’est meilleur, mais je dis que ce ne l’est pas.

Siquisirí (trad.)

Chuchumbé (trad.)

Guacamaya (trad.)

Conga del Viejo (trad.)

Les paroles de cette chanson ont un double sens. El viejo – le vieux – est une poupée représentant l’année écoulée que l’on brûle le jour de l’An. La chanson parle du pauvre vieux qui va partir et laisse son nouvel enfant.

Cascabel (trad.)
Le titre désigne une clochette en métal
Je suis comme le cascabel, qui ne s’abaisse devant personne
Je suis comme le cascabel, si quelqu’un me touche la pea
J’annonce avec mon son que ma morsure est cruelle
Cascabelito d’or, cascabelito d’argent
La jalousie ne me tue pas, c’est ton amour qui me tue.

Colas (trad.)
Marcelina bien aimée, femme de Nicolas,
Elle voudrait que je mange des tamales d’Alcatraz.
Colas, colas, colas, Nicolas
Je t’aime beaucoup mais tu me le rends mal,
Si tu veux, si tu peux, sinon tu verras
Ay, qu’elle danse bien la femme de Nicolas !
Qu’ils sont bons les Tamales de viande de caille
Qu’ils sont bons les Tamales de viande de faisan !

Buscapies (trad.)

Relicario ( comp. Chuchumbé)

Toro Zacamandú (trad.)

Ay, arrêtez, arrêtez,
Nous sommes allés attraper un taureau à la plaine de Nopalapa.
Nous sommes allés attraper un taureau.
Au premier lasso que j’ai lancé, le taureau m’a traîné par le pied.
Ay, arrêtez, arrêtez,
Le taureau est sorti de l’enclos,
C’est un taureau roux qui saute par-dessus les barbelés.

Bemba y Tabláo (comp. Chuchumbé)

Iguana (trad.)
Une iguane femelle s’est jetée dans l’eau juste pour voir.
L’iguane voyant qu’elle ne sortait pas se mit à pleurer :
Mon iguane, où vas-tu ?
Je m’en vais au village de Soledad [solitude],
Il n’y a rien de nouveau, au village de Soledad.

En collaboration avec le Festival de l'Imaginaire (Paris)

Distribution

Guitare, percussions, chant, danse

Felix Oseguera Rueda

Guitare jarana, danse

Zenen Zeferino Huervo

Harpe, jarana, percussions

Patricio Hidalgo Belli