
Dans le sillage de leur album Nuit parisienne à La Havane, le pianiste cubain Roberto Fonseca et le violoncelliste Vincent Segal proposent un majestueux pas de deux : ou comment faire chanter et danser d'une même voix musiques populaires et savantes, jazz et classique, compositions et improvisations.
La rencontre entre le pianiste cubain Roberto Fonseca et le violoncelliste français Vincent Segal résonne comme une ode aux prodiges conjugués de la spontanéité, de l’amitié et de l’art de l’écoute. Sans répétitions, sans plan prédéfini, leur toute première conversation a naturellement pris la forme d’un album et d’un répertoire construits en cinq jours. Le titre du disque, Nuit parisienne à La Havane, vaut pour programme : c’est une étreinte fusionnelle entre harmonies et rythmes cubains et mélodie française, entre échos de danzón, de chansons, de musique classique et de jazz. Une osmose évidente, au fond, quand on sait que ces deux insatiables étudiants, quoique séparés par un océan, ont choisi comme universités le même genre d’écoles buissonnières… Fonseca, jeune prodige ayant grandi dans l’ombre du Buena Vista Social Club, est devenu le fer de lance d’une musicalité cubaine qui n’a jamais cessé d’abattre les murs entre la rue et le conservatoire. Segal, électron aussi libre qu’exigeant, s’attache depuis plus de trente ans à relier les expressions et les savoirs vivants du monde musical, que ce soit au sein de Bumcello, avec Ballaké Sissoko ou avec Les Égarés. Ensemble, ils invitent leur auditoire à embrasser d’un seul regard, et d’une même ouïe gourmande, la sophistication voluptueuse des musiques qui les nourrissent et les traversent, qu’elles soient écrites ou orales, et qu’on les qualifie de savantes ou de populaires.
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