Alex Ollé / La Fura dels Baus

Metteur en scène

Ollé

Né à Barcelone en 1960, Àlex Ollé est l'un des six directeurs artistiques de La Fura dels Baus ; il travaille avec la compagnie depuis ses premiers spectacles – Accions (1984), Suz / O / Suz (1985), Tier Mon (1988), Noun (1990) –, participant ainsi à lui conférer un rôle de premier plan dans le monde culturel. Le travail d’Alex Ollé se caractérise par la pluralité des genres qu’il aborde, du théâtre à l’opéra en passant par le cinéma et le spectacle monumental. 
En 1992, il présente avec Carlus Padrissa Mediterrani, mar olímpic, épicentre de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Barcelone. Les deux artistes réalisent ensuite La navaja en el ojos pour la Biennale de Valence (2001), Naumaquia au Forum universel des cultures (Barcelone 2004) et Window of the City pour l’Exposition universelle de Shanghai (2010).
Dans le domaine théâtral, ils imaginent F@ust 3.0 (1998), librement inspiré de l'œuvre de Goethe et XXX (2001), à partir de La Philosophie dans le boudoir du Marquis de Sade. Alex Ollé conçoit aussi Metamorphosis (2005), d’après Kafka, Boris Godunov (2008), qui s’inspire de Pouchkine et de l'assaut du théâtre Doubrovka de Moscou, et L'Histoire du Soldat (Stravinski, Théâtre Radiant-Bellevue, Lyon, 2018). 
Au cinéma, il réalise Faust 5.0 avec Carlus Padrissa et Isidro Ortiz, d’après un scénario de Fernando León de Aranoa. Présenté en 2001 au Festival international du film fantastique de Sitges, le film a reçu un Méliès d'Or en 2003. 
C'est cependant dans le domaine de l'opéra que la carrière de l’artiste prend un essor considérable : en collaboration avec Carlus Padrissa, il met en scène Atlantide (de Falla) en 1996, Le Martyre de Saint Sébastien (Debussy) en 1997, La Damnation de Faust (Berlioz) au Festival de Salzbourg 1999, DQ. Don Quijote en Barcelona (Turina) au Liceu de Barcelone (2000), La Flûte enchantée (Mozart) à la Biennale de la Ruhr (2003), Le Château de Barbe-Bleue (Bartók) et Journal d'un disparu (Janáček) à l’Opéra Garnier (2007), Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny (Weill) au Théâtre royal de Madrid (2010) et Aïda (Verdi) aux arènes de Vérone (2013). 
Seul, il met en scène Le Grand Macabre (Ligeti) à la Monnaie de Bruxelles (2009), Quatuor (Francesconi) à la Scala de Milan (2011), Tristan et Isolde (Wagner) à Lyon (2011), Œdipe (Enesco) à La Monnaie (2011), Un bal masqué (Verdi) à Sydney (2013), Le Prisonnier (Dallapicola) et Erwartung (Schoenberg) à Lyon (2013), Madame Butterfly (Puccini) à Sidney, (2014), Faust (Gounod) à Amsterdam (2014), Le Vaisseau fantôme (Wagner) à Lyon (2014), Pelléas et Mélisande (Debussy) à Dresde (2015), Le Trouvère (Verdi) à Amsterdam (2015), Norma (Bellini) à Covent Garden (2016), La Bohème (Puccini) à Turin (2016), Alceste (Gluck) à Lyon (2017), Jeanne d’Arc au Bûcher (Honegger) et La Damoiselle élue (Debussy) à Francfort (2017), Mefistofele (Boito) à Lyon (2018), Frankenstein (Grey) à La Monnaie (2019), Turandot (Puccini) à Tokyo (2019) et Manon Lescaut (Puccini) à Francfort (2019). 
Cette saison, il mettra en scène Carmen (Bizet) à Tokyo, Idoménée (Mozart) à Lille et Rusalka (Dvořák) à Bergen.