Mesdames de la halle

Opéra

Jacques Offenbach

  • Théâtre de la Croix-Rousse

Mesdames de la Halle
Jacques Offenbach
Opérette-bouffe en un acte, 1858
Livret d’Armand Lapointe précédé d'un prologue en chansons avec des textes d'Emile Zola, Maxime Du Camp et Henri Boutet

En français

En coproduction avec le Théâtre de la Croix-Rousse

À propos

L’histoire
Le quartier des Halles, le marché, la fontaine des Innocents, les cris de Paris, la vie quotidienne et les boniments des marchandes de quatre-saisons ou de poissons – Madame Madou, Madame Beurrefondu, Madame Poiretapée. Au milieu, le Major Raflafla, un coureur de dot, cherche une épouse qui aurait des rentes. La belle Ciboulette, enfant perdue, enfant trouvée, rencontre l’amour avec le charmant marmiton Croûte-au-Pot ; et par hasard et par miracle, elle retrouve ses parents.

Un petit bijou turbulent
Intrigue inextricable, coups de théâtre, scènes de reconnaissance : Mesdames de la Halle est une caricature très réjouissante – et très réussie – des mélodrames que l’on jouait alors à Paris, avec énormément de succès. Mais on est assez loin des codes naturalistes, puisque ces dames-ci sont incarnées par… des hommes ; une tradition théâtrale qui remonte à Monteverdi, à l’opéra baroque ou bien encore à Molière (qu’on pense à Madame Pernelle de Tartuffe ou la comtesse d’Escarbagnas, rôles écrits pour des hommes) et que Prokofiev suivra avec génie dans L’Amour des trois Oranges, avec son inénarrable basse cuisinière. La Halle – scène de l’action choisie par Offenbach – c’est aussi un univers bien particulier, un monde en soi : le « ventre de Paris », qui gargouille, avale et digère ; un monde avec ses figures – et même ses trognes – hautes en couleurs, cocasses, ou inquiétantes car les Halles ont aussi leurs ténèbres et leurs souterrains.