Orphée et Eurydice

Opéra

Festival Les Jardins mystérieux - Christoph Wilibald Gluck

Orfeo ed Eurydice
Christoph Willibald Gluck
Azione teatrale per musica
en trois actes, 1762
Livret de Ranieri de’ Calzabigi
En italien

Extraits du texte de Samuel Beckett, Le Calmant (1945), issu de l’œuvre Nouvelles et textes pour rien.

Nouvelle production

À propos

David Marton, metteur en scène d’origine hongroise, s’empare du mythe d’Orphée et Eurydice, couple-symbole de l’amour absolu. Nul doute qu’Enrico Onofri, au pupitre, saura donner à la partition de Gluck toute sa splendeur.

L'HISTOIRE
Eurydice est morte. pour la retrouver, Orphée passe du royaume des vivants à celui des morts. C’est le dieu Amour qui lui annonce cette faveur. Il y a cependant une condition : Orphée ne pourra regarder Eurydice que quand ils auront tous deux retrouvé le monde des vivants. Aux Enfers, par son art musical, par son chant, Orphée parvient à dompter l’hostilité des furies et à rejoindre Eurydice aux Champs-Elysées. Mais Eurydice, bouleversée, ne comprend pas pour quoi Orphée lui tourne le dos et refuse de la regarder. Orphée ne peut résister à la douleur qu’elle exprime, il se retourne, elle meurt, il l’a perdue une seconde fois. Et, une seconde fois, Amour intervient, le retient au bord du suicide, lui rend enfin Eurydice.

L’œuvre s’impose par son impressionnante concentration. Les récitatifs d’Orphée s’imposent par leur grandeur et leur dignité, les moments de détente étant réservés aux interventions juvéniles d’un Amour déluré et gracieux. Le rôle d’Eurydice est plus ambivalent, animé d’une belle ferveur mais ne se départissant pas d’une certaine distance qui explique pourquoi celle-ci, dans son insatisfaction, invitera son mari à se retourner, provoquant ainsi le drame final. Depuis l’Orfeo, le chef-d’œuvre de Monteverdi, l’oeuvre a un caractère emblématique : elle est l’image même du combat du poète pour la musique et joue donc dans l’histoire de l’opéra un rôle fondateur. Si la partition demeure un chef-d’œuvre du Siècle des Lumières, l’extrême variété des conceptions permet toutefois des lectures très variées, avec pour effet que cet « opéra des opéras » n’est jamais à court d’un nouvel angle. Comme si chefs et metteurs en scène mettaient un point d’honneur à faire évoluer le mythe fondateur. Pour cela, qui de mieux que David Marton, l’un des metteurs en scène berlinois les plus en vue.

Distribution

Direction musicale

Enrico Onofri

Mise en scène

David Marton

Dramaturgie

Barbara Engelhardt

Décors

Christian Friedländer

Costumes

Pola Kardum

Lumières

Henning Streck

Orphée

Christopher Ainslie

Orphée

Victor von Halem

Eurydice

Elena Galitskaya

L'Amour

Maîtrise de l'Opéra de Lyon

Chef des Chœurs

André Kellinghaus

Orchestre, Chœurs et Maîtrise de l'Opéra de Lyon