Joyce DiDonato

Concert

& l'Orchestre de l'Opéra de Lyon

À propos

Le bel canto a une reine : elle est originaire du Kansas et s’appelle Joyce DiDonato. Elle consacre son récital aux maîtres italiens du début du XIXe siècle, confrontant les incontournables Rossini, Bellini et Donizetti à leurs contemporains méconnus (Mercadante, Pacini et Carafa).

Joyce DiDonato aime tout le répertoire du bel canto. C’est un grand siècle de musique qu’elle parcourt allègrement avec une netteté et un panache stupéfiants. A commencer par Haendel et les maîtres italiens du XVIIIe qui constituent sans doute l’âge d’or du genre. Ailleurs, elle a mis Pesaro à ses pieds dans Rossini et a triomphé à Salzbourg dans le rôle d’Adalgisa (Norma), donnant la réplique à Edita Gruberova. Mais la chanteuse nous a réservé d’autres surprises. Chez Strauss, elle porte avec un chic fou le travesti d’Octavian dans Le Chevalier à la rose ou du Compositeur dans Ariane à Naxos. Elle rayonne dans la Cendrillon de Massenet et incarne Sister Helen dans l’opéra Dead Man Walking du compositeur américain Jake Heggie. Ses disques s’imposent d’abord par la cohérence de leur contenu (Rossini et sa muse Isabella Colbran, Haendel et ses Drama Queens...). Mais aucun moment n’atteint la force d’émotion de cet instant de la Dernière Nuit des Prom’s 2013, où elle entonne « Somewhere over the Rainbow », rejoignant ainsi la Dorothée du Magicien d’Oz, comme elle petite fille du Kansas qui nous rappelle une autre star – Judy Garland.

© Simon Pauly

Distribution

Mezzo-soprano

Joyce DiDonato

Direction musicale

Riccardo Minasi

Orchestre de l'Opéra de Lyon