Echappée d'encre

Amphi

Exposition

À propos

Sous le dôme lumineux du toit de l’Opéra, comme suspendue entre terre et ciel, la danse se déploie entre ombre et lumière. Ce jeu a inspiré mes noirs et blancs. Je cherche le dialogue entre la forme et la trace du mouvement, entre l’image et ce qui lui échappe. Je recherche un état où ma concentration et la vitesse de mon geste puisse aller au-delà de mes représentations ou de ce que je connais déjà. Pour cela j’ai besoin de suffisamment de silence à l’intérieur et aussi de me dégager du désir de « la belle encre ». A l’instar de la calligraphie japonaise, c’est le même paradoxe qui s’impose, tracer la forme et l’avoir presque oubliée, en avoir gardé la sensation.
Maya Vincent

Encres réalisées pendant les répétitions du Ballet de l’Opéra de Lyon : Giselle de Mats Ek, Atvakhabar Rhapsodies de Karl Biscuit et Marcia Barcellos, Limb’s Theorem et One Flat thing, reproduced de William Forsythe, Sarabande de Benjamin Millepied, Les Labyrinthes du coeur de Kylián. Elles sont présentées comme une suite de séries, étant agencées par « famille d’encres » plus que par pièces chorégraphiques. Ceci à l’exception d’Atvakhabar Rhapsodies, où l’élégance des costumes a pris le pas sur le mouvement de la danse.

 

Distribution

Calligraphe

Maya Vincent