Les Contes d'Hoffmann

Opéra

Jacques Offenbach

En français basé sur l'édition de Michael Kaye et Jean-Christophe Keck

À propos

Opéra fantastique en cinq actes, 1881
Livret de Jules Barbier

En coproduction avec le Gran Teatre del Liceu, Barcelone et le San Francisco Opera

L'HISTOIRE
Les amours d’Hoffmann racontées par lui-même ; trois incarnations de l’amour : Olympia – « poupée inerte au coeur glacé », automate qui se brise après de folles vocalises ; Antonia – « la virtuose » – prima donna qui meurt de chanter ; Giulietta – « la courtisane au front d’airain » – la Vénitienne qui dérobe son ombre à Hoffmann. Et quatre incarnations du mal : le conseiller Lindorf, Coppélius, le docteur Miracle et Dapertutto. Traversant ces contes fantastiques et fantasmatiques, dont il est à la fois l’auteur et le héros, Hoffmann ; au milieu de ce jeu de miroirs, son désir éclate en mille reflets, ne laissant place, à la fin, qu’à la Muse, à la vérité nue de l’art et du poète.

En 1873, Offenbach se met d’accord avec Jules Barbier pour lui confier le livret d’un opéra-comique fantastique, Les Contes d’Hoffmann. Celui-ci s’inspirerait de cinq contes du poète allemand E.T.A. Hoffmann. Le compositeur se met aussitôt au travail et en 1879, il fait entendre chez lui onze numéros de la partition. Il mourra l’année suivante et son opéra sera créé à titre posthume.
La personnalité de cet opéra fantastique a suscité certains malentendus. Ceux qui attendaient une farce enlevée dans la tradition de ce génial amuseur qu’était Offenbach en resteront pour leurs frais. Les Contes d’Hoffmann est une œuvre sérieuse, imprégnée du romantisme, une ode à la quête perpétuelle du poète dont la conclusion a sa part de pessimisme. L’opéra frôle sans cesse le domaine du fantastique comme une série de rêves éveillés que la psychanalyse n’a pas encore pu éclairer. Il nous convie aussi à fréquenter le royaume, ô combien romantique, de la nuit, de ses mystères, ses craintes et ses fureurs. Ses personnages noirs lui font frôler le maléfice. Les situations se succèdent, emportées par des tourbillons ravageurs auxquels de grands panneaux coulissant offrent une continuité presque crépusculaire. Par leur sobriété épurée, les décors de Chantal Thomas donnent une unité à un récit éclaté. Les références abondent : Jules Verne pour l’acte d’Olympia, le romantisme allemand pour celui d’Antonia, le vrai fantastique pour l’acte de Venise, cette ville qui est en elle-même un décor de théâtre. 
Sur scène, deux grands sopranos qui alterneront dans les quatre rôles, Patrizia Ciofi et Désirée Rancatore, et, en Hoffmann, John Osborn, un des plus grands spécialistes actuels de l’opéra romantique français. Tous les atouts pour servir un vrai grand opéra français.

Distribution

Direction musicale (14, 16, 18 et 20 déc.)

Kazushi Ono

Direction musicale (22, 26, 28 et 30 déc.)

Philippe Forget

Mise en scène et costumes

Laurent Pelly

Remise en forme du livret et dramaturgie

Agathe Mélinand

Collaboration à la mise en scène

Christian Räth

Collaboration aux costumes

Jean-Jacques Delmotte

Décors

Chantal Thomas

Lumières

Joël Adam

Réalisation vidéo

Charles Carcopino

Chef des Chœurs

Alan Woodbridge

Hoffmann (14, 18, 20, 26 et 30 déc.)

John Osborn

Hoffmann (16, 22 et 28 déc.)

Leonardo Capalbo

Lindorf / Coppelius / Docteur Miracle / Dapertutto

Laurent Alvaro

Olympia / Antonia / Giulietta / Stella (14, 16, 20, 22, 26 et 30 déc.)

Patrizia Ciofi

Olympia / Antonia / Giulietta / Stella (18 et 28 déc.)

Talise Trevigne

La Muse / Nicklausse

Angélique Noldus

Andrès / Cochenille / Frantz / Pitichinaccio

Cyrille Dubois

Hermann / Peter Schlemil

Christophe Gay

Nathanaël / Spalanzani

Carl Ghazarossian

La Mère

Marie Gautrot

Orchestre, Chœurs et Maîtrise de l'Opéra de Lyon