Fantaisies animalières

Concert

Kazushi Ono & l'Orchestre de l'Opéra de Lyon

À propos

Dès 8 ans

L’ironie de Prokofiev caractérise à merveille animaux et humains dans son conte symphonique Pierre et le Loup. Ecrit comme une blague de potaches musicaux, Le Carnaval des animaux multiplie les évocations malicieuses. Kazushi Ono rend hommage à l’imagerie animale en musique.

Prokofiev vient juste de terminer la composition du plus romantique de ses ballets, Roméo et Juliette, quand la directrice du Théâtre central des enfants lui demande d’écrire un conte symphonique. Le sujet passionne tellement le compositeur qu’une semaine plus tard le canevas du scénario et de la partition de Pierre et le Loup sont déjà prêts ! Prokofiev connaît l’importance du monde animal pour les enfants. Il n’aura pas son pareil pour caractériser instrumentalement les divers protagonistes. À l’oiseau la flûte, au canard le hautbois, au chat la clarinette, au grand-père bougon le basson, trois cors pour le loup, timbales et grosse caisse pour les bruyants chasseurs et le tour est joué. Le Carnaval des animaux trouve son origine dans une véritable mascarade, imaginée par Saint-Saëns et quelques copains autour de deux pianos. Cette “grande fantaisie zoologique“ accumule portraits et pieds de nez et joue à l’insolent. On sait moins que cette œuvre archi-jouée ne fut jamais exécutée en public du vivant du compositeur qui voulait garder cette farce pour son domaine privé. Ecrite en 1886, l’œuvre ne sera finalement présentée au grand public qu’en 1922. Entre ces deux pièces, Ma Mère l’Oye, ballet de Maurice Ravel, nous enchante par sa féérie et complète à merveille ce bestiaire musical.

Camille Saint-Saëns
Le Carnaval des animaux
Grande fantaisie zoologique pour orchestre

Maurice Ravel
Ma Mère l’Oye, ballet en un acte, cinq tableaux et une apothéose

Serge Prokofiev
Pierre et le Loup, conte symphonique op.67