Tango

Amphi

À propos

Pourquoi le tango fascine t-il toujours autant le public ? Sans doute par ce qu’il est lié à la souffrance des hommes, et à celle d’aimer,  celle des esclaves débarqués sur le Rio de la Plata, puis des  nombreux européens venus tenter leur chance en Amérique Latine. Le brassage de ces sociétés au tournant du XIXe siècle amènera bientôt les accents d’une danse insolente et provocante qui fit sensation dans les années 20 pour devenir bien plus tard en Europe la danse plus soft mais incontournable des danses de salon. Cette semaine de conférences, concerts et cabaret tentera en tous cas de faire découvrir des aspects de la culture tango : « pensée triste qui se danse » (Enrique Santos Discépolo, compositeur).

Quatuor CalienteJeu 3 juin à 20h30

Spécialisé dans le Tango Nuevo, ces quatre jeunes musiciens désirent  faire vivre le Tango de notre temps en élargissant le répertoire à Horacio Salgan, Juan José Mosalini, Pablo Ziegler et Gustavo Beytelmann. Si la vie du Quatuor Caliente est déjà riche de multiples rencontres et expériences scéniques – fusion tango/jazz, spectacle théâtral, représentation chorégraphique, etc. – son souffle et sa grande force lui viennent avant tout de l’accueil chaleureux et enthousiaste du public, conquis par l’énergie communicative de ses musiciens.

Matías GonzálezVen 4 juin 20h30
Depuis sa naissance, le Tango est célébré ; la nouvelle génération s’y emploie à son tour avec son propre langage.
Ainsi, Matías González, Leonardo Sánchez et leur formation en proposent un regard artistique multiforme et une relecture. Leur démarche s’appuie sur leur amour et leur connaissance parfaite des racines de la musique Argentine.
Jeune virtuose du bandonéon récemment arrivé en France, Matías González, est un véritable réinventeur du New Tango. Avec le son unique de son groupe et ses propres compositions, il impose un univers singulier et attachant d’un tango bien vivant !

Che Bandonéon - Sam 5 juin 20h30
Hommage aux bandéonistes 
Eduardo Arolas, Pedro Maffia et Pedro Laurenz, Anibal Troïlo, Eduardo Rovira, Astor Piazzolla, Leopoldo Federico, Nestor Marconi, Ruben Juarez, Dino Saluzzi, Julio Ahumada
 
soirée cabaret préparée par Solange Bazely et Matias Gonzalez
Avec Juan José Mosalini, bandonéon, Michael Zisman, bandonéon, composition et Matías González, bandonéon/composition
Quatuor Leonardo Sánchez
Leonardo Sánchez, guitare et composition
Romain Lecuyer, contrebasse
Corinne Basseux, violon
Christine Lajarrige, piano
Danseurs et chorégraphes : Maria Filali & Mazen Kiwan
et François Leonarte, comédien
 
Inventé par Heinrich  Band à la fin des années 1840, initialement prévu pour  les temples protestants démunis d’orgue, le bandonéon arrive en Argentine vers 1900 où il devient l’instrument mythique du tango car la souplesse de l’instrument permet de donner ces inflexions à fleur de peau, par lequel la très importante classe ouvrière déracinée et pauvre des émigrés de Buenos Aires, trouvait son expression de révolte, de colère… ou d’amour !
La soirée propose d’investir le répertoire de cet instrument si expressif et d’entrevoir, à travers trois bandonéonistes d’exception, trois visions d’un son qui fait chavirer le monde de plaisir !