La Traviata

Opéra

Giuseppe Verdi

Opéra en quatre parties, 1853
Livret de Francesco Maria Piave
d'après La Dame aux camélias
d'Alexandre Dumas fils
En italien

À propos

L'histoire

La Traviata, en français “la dévoyée”, celle qui est sortie du droit chemin, de la bonne voie. Mais en fait, quelle voie?…
Violetta Valéry est une reine de Paris. Elle est belle et riche, elle est riche parce que belle, elle a bâti sa fortune en vendant ses charmes, sa beauté, sa présence, en se vendant elle-même. L’irruption dans sa vie d’Alfredo Germont va la faire dérailler. Pour ce jeune homme qui l’aime simplement, qu’elle aime sincèrement, elle se retire, elle se range, comme on dit…
Violetta vend ses biens, pour pouvoir vivre un bonheur simple avec Alfredo. Mais ni la société ni la famille ne l’entendent ainsi. Une prostituée reste une prostituée et sa liaison avec Alfredo compromet le mariage de la soeur du jeune homme. C’est ce que Monsieur Germont, le père d’Alfredo, vient expliquer à Violetta, en lui demandant de renoncer à son fils. Il est assez persuasif. Elle est généreuse et accepte de rompre avec Alfredo, sans lui donner de motif. Violetta est perdue, elle meurt de la tuberculose — sans doute — mais surtout d’avoir été broyée par une société où l’argent et l’hypocrisie mènent le bal des respectables. Violetta est perdue, elle meurt d’être sortie de la voie tracée par eux.