La Chauve-Souris

Opéra

Johann Strauss

Die Fledermaus
Opérette en trois actes, 1874
Livret de Karl Haffner et Richard Genée d'après Le Réveillon, vaudeville de Henri Meilhac et Ludovic Halévy
En allemand

À propos

L'histoire

Gabriel von Eisenstein est sur le point de faire huit jours de prison. Pour le consoler, pour qu’il puisse, avant une semaine de privations, “s’en fourrer jusque-là”, son ami Falke lui propose de venir avec lui chez le prince Orlofsky. Les fêtes du prince oscillent entre l’excitation des danses viennoises et la tendresse amoureuse, celle qui vient sur les ailes de l’alcool. On y est parfaitement libéré : “Chacun à son goût”.

La fête est aussi un piège : Gabriel von Eisenstein vient s’y perdre, vient s’y prendre, tête baissée, ébloui, comme une chauve-souris dans la lumière, émergeant de l’obscurité de la routine conjugale. Sous la fausse identité du “marquis Renard”, il y rencontre : une jeune actrice qui ressemble trait pour trait à sa femme de chambre, Adèle — et pour cause : c’est elle ; et une comtesse hongroise masquée à qui il fait une cour effrénée —parce qu’il ne sait pas que cette femme est safemme : Rosalinde… Pendant que les uns font la fête, d’autres sont en prison, sous la garde de Frosch. Parmi eux, Alfred, l’amant de Rosalinde — oui, elle a un amant et il est ténor. Pourquoi est-il en prison ? Tout simplement parce qu’il s’est glissé dans les pantoufles d’Eisenstein dès que celui-ci a eu le dos tourné; et comme cet amant ressemble à un mari, il est embarqué comme tel par le directeur de la prison, Frank (qui lui aussi participe à la fête sous le faux nom de “chevalier Chagrin”). Au petit matin, tous les fêtards se retrouvent là. Les jeux de masques continuent — faux avocat, vrais époux — les quiproquos aussi et la situation manque d’exploser. Mais au dénouement, seuls sautent les bouchons de champagne…