Iran

Amphi

Litanies soufies et chant du Nouvel Ande la Province de Gilan

À propos

Avec les chantres Naqshbandi de Rezvanshar
Leisollah Norouzi Kalehsarae
Taleb Amani Kalehsarae
Firouz Amani Kalehsarae

et les chanteurs de Nowruz Khani de Talesh Dulab :
Ghesmat Khani Estalakhzir
Moharramali Norouzi Aghmasjed

La confrérie soufie Naqshbandiya fut fondée au XIVe siècle. Elle est aussi appelée la confrérie des maîtres. Elle fut introduite dans le courant du XIXe siècle chez les Tâlesh, une tribu de la province de Gilân, où elle fit un grand nombre d'adeptes dont certains devinrent des chefs spirituels importants. Comme dans toute confrérie soufie, le rituel central des Naqshbandi est le zikr (remémoration) au cours duquel les adeptes se rassemblent dans la maison des derviches, pour invoquer Dieu, le prophète et les grands maîtres soufis. 
Les Naqshbandi de Tâlesh ont un autre répertoire de chants, paraliturgique cette fois : les litanies mowludi khâni qui sont chantées peu avant la fête de l'anniversaire du prophète, dans les mosquées ou dans des soirées privées. Elles requièrent un minimum de trois personnes, chacune étant tour à tour soliste ou membre du choeur.

En Iran, le nouvel an, nowruz, coïncide avec le premier jour du printemps. À cette occasion, des hommes sillonnent les quartiers et les villages, allant de maison en maison, en chantant des nowruz khâni dont les sujets font référence à la religion, mais aussi aux rituels du printemps et à la nouvelle année.

Tous ces répertoires sont chantés a cappella et généralement par un soliste auquel répond un petit choeur. L'ambiance un peu hypnotique de ces litanies font apparaître par le biais des voix ici et là une envolée lyrique, un cri ou au contraire un ornement raffiné. Les voix sont tendues, légèrement gutturales, comme prêtes à se briser dans un sanglot.