Falstaff

Opéra

Giuseppe Verdi

Comédie lyrique en trois actes, 1893.
Livret d'Arrigo Boito d'après Shakespeare
En italien, surtitré en français
 

À propos

"Tout au monde est farce. L’homme est né bouffon."*
Les barbons ronds et vieillissants ont toujours alimenté la verve des comiques. Dernier représentant d’une longue lignée bigarrée, Sir John Falstaff est, malgré lui, ruiné, viveur et pathétique, mais compte encore naïvement sur sa séduction. “J’ai plus de chair que les autres, et donc aussi plus de faiblesses…”** Se moquant du ridicule, il entreprend de séduire à la fois Alice Ford et Meg Page pour doubler ses chances. Ces joyeuses commères de Windsor se moqueront bien de lui ! Mais il sera le dernier à rire, de tous et de lui-même. Et c’est sur “tutti gabbàti !” que Verdi préfère résumer dans son dernier opéra l’absurde condition humaine : il nous fait ses adieux dans un grand éclat de rire virtuose et bienveillant.
*tutti : Acte III, finale.
** Shakespeare, Falstaff dans Henry IV, Acte III, 3.