Orfeo

Amphi

À propos

En 1647, le cardinal Barberini « prête » à son grand ami Mazarin l’un de ses meilleurs musiciens : Luigi Rossi. Celui-ci arrive à Paris et doit immédiatement composer pour la cour un opéra magnifique avec machineries et ballets. Ce sera Orfeo. Quelle fût la réaction de Louis XIV alors âgé de neuf ans face à cette œuvre grandiose ? C’est à cette question que Jean Lacornerie et Franck-Emmanuel Comte ont songé lors de leur adaptation pour les jeunes voix de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon. Privilégiant la simplicité de la fable, le dynamisme des ensembles, la poésie des brefs duetti et arie, l’œuvre de Rossi apparaît sous un jour nouveau, emprunt de fraîcheur et de naïveté.   

Le mythe d’Orphée

Dans la mythologie, Orphée est un personnage quasi divinisé. Poète chanteur, il charme les créatures et les animaux avec sa lyre.

Quand son épouse Eurydice meurt, piquée par un serpent, il descend la chercher aux Enfers, royaume des morts. Il charme les divinités par son chant et obtient de ramener Eurydice à condition de ne pas se retourner pour la regarder avant d’avoir rejoint la surface de la terre. Mais Orphée ne peut résister à la tentation : Eurydice meurt une seconde fois.

Revenu aux Enfers, Orphée déchaîne sa fureur contre toutes les divinités féminines et meurt, déchiré par les Ménades. Des fragments de son corps, recueillis par les Muses, sont enterrés au pied de l’Olympe.
 

Orphée en musique

De nombreux compositeurs se sont attachés à mettre en musique l’histoire d’Orphée. Parmi les plus connus, Jacopo Peri avec

Euridice, le plus vieil opéra conservé intégralement (1600), Claudio Monteverdi avec L’Orfeo (quarante ans avant Orfeo de Rossi) ou encore Telemann, Jean-Chretien Bach, Joseph Haydn, Darius Milhaud. Des versions comiques de ce mythe existent également avec des compositeurs tels que Carl Dittersdorf ou Jacques Offenbach.
 

Orfeo de Luigi Rossi

Né en 1597 ou 1598, Luigi Rossi est choisi par le cardinal Mazarin pour mettre en musique cet opéra qui sera donné pour la première fois le 2 mars 1647 au Palais Royal. C’est l’abbé Buti qui en écrit le livret. Ce livret comporte un prologue de circonstance (victoire de l’armée) et l’histoire d’Orphée et d’Eurydice. Mais l’histoire telle quelle ne satisfait pas la fantaisie imaginative du librettiste : il fait intervenir une série de personnages, en plus des dieux qui ont traditionnellement leur place, et les traite sur un ton comique.

Distribution

Lumières

Laurent Bourgeois

Décors et costumes

Robin Chemin

Direction musicale

Franck-Emmanuel Comte

Percussions

Grégory Kirche

Mise en scène

Jean Lacornerie

Chef de chant

Paolo Longo

Régie de scène

Georges Vachey

Chef des Choeurs

Alan Woodbridge

Luth

Nicolas Muzy

Luth

Roland Ulrich

Luth

Florent Marie

Viole

Luc Gaugler

Orgue et clavecin

Esteban Gallegos

Harpe

Marie Bournisien