Kaija Saariaho
En quelques mots...
Émilie
Opéra en neuf scènes, 2010
Livret d'Amin Maalouf
En français
Création mondiale
Production de l’Opéra de Lyon - commande de l’Opéra de Lyon, du Barbican Centre de Londres et de la Fundação Calouste Gulbenkian de Lisbonne
L’Opéra commence le soir du lundi 1er septembre 1749. Émilie du Châtelet commence une lettre à son amant le marquis de Saint-Lambert. Elle a 43 ans et elle est enceinte ; elle ressent de sombres pressentiments, elle n’a plus que quelques jours à vivre… Toute une nuit d’errance à travers sa jeune vie : l’amour et l’admiration de Voltaire, le monde, la science – la perception de la couleur, la nature du soleil, le feu, toujours le feu, celui de la passion de la science, celui de l’amour. Et la vie et la mort qui viennent ensemble – la délivrance…
Kaija Saariaho, finlandaise résidant en france, est l’un des compositeurs les plus joués dans le monde. nombre de festivals, orchestres et institutions lyriques lui consacrent tout ou partie de leurs programmations. Connue pour ses grandes partitions d’orchestre et pour son opéra L'Amour de loin créé le 15 août 2000 au festival de salzbourg et repris au théâtre du châtelet, elle donne en création mondiale son troisième ouvrage lyrique – commande de l’opéra de lyon – deux ans après Adriana Mater, écrit pour l’opéra de paris.
Sur France Musique le 29 mars à 20h dans les "Lundis de la Contemporaine"
Mécène de la création d'Emilie
Distribution
KAIJA SAARIAHO est née en Finlande le 14 octobre 1952. Elle vit une enfance imprégnée de musique, jouant de plusieurs instruments. Parallèlement à ses études musicales, elle commence un cursus à l’École des Beaux-Arts d’Helsinki. Mais, rapidement, elle se consacre exclusivement à la musique. À l’Académie Sibelius d’Helsinki, elle suit, à partir de 1976, les cours de composition de Paavo Heininen. Puis, de 1981 à 1983, elle étudie avec Klaus Huber à la Musikhochschule de Fribourg-en Brisgau et avec Brian Ferneyhough à Darmstadt. Ses oeuvres des années 1980 témoignent d’une écriture sensuelle, descriptive, lyrique ; marquées par de subtiles transformations. Avec sa recherche en matière de timbres nouveaux, elle développe son étude de nouvelles techniques instrumentales et de l’ordinateur. Cette pratique, stimulée par ses travaux au sein de l’IRCAM à partir de 1982, constitue depuis un élément essentiel de son travail de composition. En 1982, KAIJA SAARIAHO s’installe à Paris. Dans les années qui suivent, sa notoriété internationale s’affirme avec des oeuvres telles que :
Verblendungen (1982-1984) pour orchestre et bande magnétique ; Lichtbogen (1985-1986) pour orchestre de chambre et électronique ; Nymphea (1987) pour quatuor à cordes et électronique.
À partir des années 1990, la musique de KAIJA SAARIAHO devient plus expressive, plus rapide dans ses fluctuations mélodiques ; les éléments rythmiques se renforcent en dépit de l’absence de pulsations rythmiques régulières, une des caractéristique de son style ; le timbre et les couleurs instrumentales demeurent les élément centraux de son oeuvre.
Les oeuvres principales de cette période sont : Graal Théâtre (1995), concerto pour violon, composé pour Gidon Kremer ; Lonh et Château de l’âme (1996), deux cycles de mélodies écrits pour Dawn Upshaw ; Oltra Mar (1999) pour orchestre et choeur mixte, créé par l’Orchestre philharmonique de New York ; Aile du songe (2001) concerto pour flûte et orchestre, créé par Camilla Hoitenga et l’Orchestre philharmonique de Londres ; Nymphea Reflexion (2001), pour orchestre à cordes, dédié à Christophe Eschenbach ; Orion, écrit pour l’Orchestre de Cleveland ; Quatre Instants (2003), pour soprano et piano, ou soprano et orchestre, créé par Karita Mattila. Son premier opéra, L’Amour de loin, sur un livret de Amin Maalouf, a été créé avec un très grand succès en 2000 au festival de Salzbourg, sous la direction de Kent Nagano, dans une mise en scène de Peter Sellars. Pour son deuxième opéra, Adriana Mater, elle retrouve ses partenaires privilégiés, Amin Maalouf pour le livret, Peter Sellars pour la mise en scène. L’oeuvre est créée en mars 2006 à l’Opéra national de Paris sous la direction d’Esa-Pekka Salonen. La Passion de Simone, crée à Vienne en 2006 sous la direction de Susanna Mälkki, est un oratorio inspiré par la vie et l’oeuvre de la philosophe Simone Weil. Pour cette oeuvre, KAIJA SAARIAHO fait appel à nouveau à Amin Maalouf et Peter Sellars. L’oeuvre sera reprise au Barbican Centre de Londres, au Lincoln Center de New York, à la Philharmonie de Los Angeles, à Helsinki et à Stockholm. Ses oeuvres les plus récentes sont : Notes on Light, pour violoncelle et orchestre, créé en 2007 par le violoncelliste Anssi Karttunen et par l’Orchestre symphonique de Boston à l’occasion de son 125e anniversaire. Mirage, pour soprano, violoncelle et orchestre, crée en 2008 par Karita Mattila, Anssi Karttunen et l’Orchestre de Paris dirigé par Christophe Eschenbach ; Écho ! pour huit voix et électronique crée en 2008 par Les Jeunes Solistes à l’Amphithéâtre de l’Opéra de Paris Bastille ; Laterna Magica, pièce d’orchestre inspirée par l’œuvre d’Ingmar Bergman, écrite pour l’Orchestre philharmonique de Berlin, créée en 2009 sous la direction de Simon Rattle à Berlin puis au festival de Lucerne.
Assistant de Wolfgang Sawallich à Munich dans les années 80, Kazushi Ono s’est formé à la meilleure des écoles, développant aujourd’hui une des gestuelles de baguette les plus accomplies de notre époque. Il est aussi une mémoire de la musique à lui tout seul, dirigeant pratiquement tous ses concerts par coeur. Chef permanent de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon depuis septembre 2008, il a été successivement directeur musical à l’Orchestre philharmonique de Tokyo, sa ville natale (1992-1999), au Badisches Staatstheater de Karlsruhe (1996-2002) et au Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles (2002-2008). D’une curiosité insatiable, il a aussi bien dirigé les grandes oeuvres du répertoire dont la plupart des opéras de Wagner que plusieurs créations mondiales de musique contemporaine : Julie de Philippe Boesmans, Ballata de Francesconi, Hanjo de Hosokawa ou dernièrement à l’Opéra de Lyon Emilie de Kaija Saariaho. Musicien à la palette particulièrement riche, il s’est distingué sur la scène internationale dans un répertoire aussi fréquenté que Verdi par une lecture originale, renouvelée, dépourvue d’afféterie. Après avoir dirigé Aïda au Metropolitan de New York, Macbeth à la Scala de Milan, Falstaff et La Force du destin à la Monnaie, il dirigera Luisa Miller à l’Opéra de Lyon en avril et mai prochains.
Cinéaste accompli, maintes fois récompensé, François Girard s’est fait remarquer par l’audace de ses mises en scène à l’opéra et au théâtre.
Il est révélé par Trente-deux films brefs sur Glenn Gould en 1993, qui obtient quatre prix Génies à Toronto et est diffusé dans plus de trente pays. Le Violon rouge (1998) connaît aussi une spectaculaire carrière internationale et lui vaut une vingtaine de récompenses dont l’Oscar de la meilleure musique à Hollywood. Son plus récent film, Soie, porte à l'écran le roman d’Alessandro Baricco et met en vedette Michael Pitt, Keira Knightley, Alfred Molina et Koji Yakusho.
Le cinéaste a aussi signé plusieurs œuvres pour la télévision dont le film de concert "Secret World" de Peter Gabriel qui lui a valu le Grammy Award du meilleur film musical en 1994. Il réalise également l’un des six épisodes de la série télévisée Yo Yo Ma, Inspired by Bach.
En 1997 il fait ses débuts à l’opéra avec la mise en scène d'Œdipus Rex et Symphonie de psaumes de Stravinsky que le Guardian de Londres désigne “Meilleure production théâtrale de l’année“ en Angleterre. Il monte ensuite Novecento d’Alessandro Baricco dans plus de sept villes, Le Procès adapté du célèbre livre de Franz Kafka, l’oratorio contemporain Lost Objects au prestigieux Brooklyn Academy of Music, et Siegfried de Wagner à Toronto.
A l’Opéra de Lyon, François Girard a mis en scène Le Vol de Lindbergh et Les Sept Péchés capitaux de Weill et Brecht en juin 2006, repris au Festival international d’Edimbourg 2006 et à Wellington en 2008. Il a aussi présenté à Lyon son Siegfried, en octobre-novembre 2007. François Girard a remporté à trois reprises le prix Herald Angel pour la meilleure production au Festival d’Edimbourg.
Il prépare actuellement la mise en scène de Parsifal de Wagner, qui sera donnée à l’Opéra de Lyon, au Metropolitan Opera de New York et au Canadian Opera Company.
Il vient de terminer la mise en scène de Zed, spectacle permanent du Cirque du Soleil à Tokyo et en prépare désormais leur prochain spectacle qui sera présenté au Radio City Music Hall de New York et au Théâtre du Kremlin à Moscou.
Poète, romancier dramaturge
Réalisations : auteur d’une dizaine d’ouvrages, il est également conseiller en
scénarisation. Proche collaborateur de François Girard depuis une dizaine d’années,
il a signé l’adaptation du Procès de Kafka présenté au Théâtre du Nouveau Monde,
à Montréal, dans une mise en scène de François Girard. A l’Opéra de Lyon, il a
signé les dramaturgies des Sept Péchés capitaux et du Vol de Lindbergh (Weill/
Brecht) en 2006. Avec le Cirque du Soleil, après une collaboration remarquée pour
le spectacle Zed, à Tokyo, il travaille désormais à la dramaturgie d’un nouveau
spectacle destiné au public new-yorkais. En 2008, son roman Tarquimpol (Alto,
2007) a été finaliste au Prix des libraires du Québec.
Scénographe depuis trente ans, il travaille pour l’opéra, le théâtre, le cinéma et la
télévision.
Avec François Girard : Zed, spectacle du Cirque du Soleil, Lost Objects
(oratorio contemporain) à New York, Le Vol de Lindbergh/ Les Sept Péchés capitaux
(Weill/ Brecht) à l’Opéra de Lyon puis au Festival d’Edimbourg, les films Le Violon
Rouge et Soie (d’après le roman d’Alessandro Baricco), la pièce de théâtre
Novecento d’Alessandro Baricco et Le Procès de Kafka...
Pour le cinéma : il travaille avec Denys Arcand, notamment pour Le crime
d’Ovide Plouffe, Jésus de Montréal, De l’amour et des restes humains, Les Invasions
barbares et L’Age des ténèbres (2007) ; Mondes possibles (2000) de Robert
Lepage, Forever Mine (1999) de Paul Schrader, Mrs Parker et le cercle vicieux et
L'Amour, et après ? d’Alan Rudolph, Love ! Valour ! Compassion ! de Joe Mantello,
Mother Night de Keith Gordon, Le Mystificateur de Billy Ray, Un Parcours de
Légende (2005) de Bill Paxton, Lucky Number Slevin (2006) et Push (2009) de
Paul McGuigan, etc.
Né à Bruxelles. Formation à Florence, réalisation de ses premiers costumes et
scénographie à l'Atelier Saint-Anne à Bruxelles. Il travaille pour l'opéra, le théâtre,
la danse.
Collaborations : Francine Landrain, Charlie Degotte, Frédéric Dussenne, Enzo
Pezzella, Barbara Manzetti, Pierre Droulers, Olga de Soto, Sébastien Chollet,
Nathalie Mauger, Sybille Cornet, Marc Liebens, Yves Beaunesne, Pascal Binnert,
Maya Bösch, Françoise Berlanger, Sofie Kokaj (This is not a love song à Bruxelles
en 2008)...
Avec Stéphane Braunschweig : pour le théâtre, Peer Gynt, Les Revenants,
Brand (Ibsen), Mesure pour Mesure, Le Marchand de Venise (Shakespeare), Dans
la jungle des villes (Brecht), Prométhée enchaîné (Eschyle), L’Exaltation du labyrinthe (Olivier Py), La Mouette (Tchekhov), La Famille Schroffenstein (Kleist), Le Misanthrope (Molière), Vêtir ceux qui sont nus (Pirandello), L'Enfant rêve (Hanokh Levin), Tartuffe (Molière) au Théâtre national de Strasbourg, Une maison de poupée et Rosmersholm (Ibsen) au Théâtre de la Colline ; pour l'opéra, Jenufa, L’Affaire Makropoulos (Janacek), Rigoletto (Verdi), Elektra (Strauss), La Tétralogie (Wagner) au Festival d’Aix-en-Provence.
A l’Opéra de Lyon : La Flûte enchantée (Mozart, 2001 et 2004) et Wozzeck
(Berg, 2003) avec Stéphane Braunschweig, Le Vol de Lindbergh/ Les Sept Péchés
capitaux (Weill/ Brecht) avec François Girard en 2006.
Récemment : Peter Pan, d’après James Matthew Barrie, au Théâtre du Gymnase
de Marseille en février 2010 (mise en scène Alexis Moati), Déficit de larmes (mise
en scène Maya Boesch) et Affabulazione (mise en scène Frédéric Dussenne) à
Bruxelles.
Divers : réalisation d'installations vidéo d'après des textes de Maurice Blanchot.
Il enseigne à l'Ecole du Théâtre national de Strasbourg.
Projets : Pelléas et Mélisande (Debussy) à l’Opéra Comique en juin 2010, dans
une mise en scène de Stéphane Braunschweig.
Pour l'opéra : Ariane et Barbe-Bleue (Dukas) à Paris, Otello (Verdi) à Bruxelles,
Genève et Barcelone, Peter Grimes (Britten), Le Château de Barbe-Bleue (Bartók)
et Erwartung (Schoenberg) au Royal Opera House de Londres, Ariane à Naxos
(Strauss), La Finta Semplice (Mozart), Adendempfindung et Rex tremendus (Mozart)
à Salzbourg, Cosi fan tutte, Les Noces de Figaro, Don Giovanni et Lucio Silla
(Mozart) à Amsterdam, L’Or du Rhin (Wagner), Les Contes d’Hoffmann (Offenbach),
Orfeo (Monteverdi) à Stuttgart, La Tétralogie (Wagner) à Toronto, L'Enlèvement au
sérail (Mozart) à Anvers, Lady Macbeth de Mzensk (Chostakovitch) à San Francisco,
Doktor Faust (Busoni) à Stuttgart et San Francisco, Pelléas et Mélisande (Debussy)
à Hanovre, Massacre (Wolfgang Mitterer) au Festival de Vienne, Lost Highway
(d’après David Lynch) à Bâle...
A l’Opéra de Lyon : Le Vol de Lindbergh/ Les Sept péchés capitaux (Brecht/
Weill) en 2006, repris au Festival international d’Edimbourg, et Siegfried (Wagner)
avec François Girard, Falstaff (Verdi) en 1998-1999, Alcina (Haendel) en 2006 et
quatre pièces chorégraphiques pour le Ballet de l’Opéra de Lyon.
Récemment : Boris Godounov (Moussorgski) à Barcelone et Amsterdam,
Le Vaisseau fantôme (Wagner) à Londres, Cosi fan tutte à Amsterdam et Leeds,
Les Noces de Figaro avec Jossi Wieler et Sergio Morabito à l’Opéra
d’Amsterdam.
Pour la danse : il collabore avec le Ballet de l’Opéra de Paris, le Birmingham
Royal Ballet, American Ballet Theatre, Ballet de Monte-Carlo, Houston Ballet, Ballet
national du Canada, The Paul Taylor Dance Company, Twyla Tharp & Dancers, San
Francisco Ballet ; il est éclairagiste en résidence pour le White Oak Dance Project
de Mikhail Baryshnikov (1993-2000).
Divers : il travaille également pour le théâtre, le cinéma (Le Temps de l’innocence
de Scorsese), l’architecture et le cirque (dernièrement : Zed avec le Cirque du
soleil et François Girard). Il a réalisé The Green Monster, un documentaire sorti en
1999.
Etudes et débuts : né à Paris, il joue du piano, de la guitare et fait des études scientifiques.
Parcours et réalisations : il intègre l'équipe du Grame de Lyon, centre national de création musicale, en 1989. Il y rencontre l'ingénieur du son Michel Steivenart qui lui transmet sa passion. Il s'investit alors dans la recherche et le développement d'outils d'aide à la création, tout en travaillant à la diversité de la production musicale : sonorisations, installations sonores, production discographique, conception et réalisation des studios Grame, développement de hardware spécifique. Il travaille avec les langages de programmation MaxMSP, Quartz Composer, Faust, pour répondre aux exigences des compositeurs. Il a notamment participé en 2004 à la réalisation de Light Music de Thierry De Mey, une pièce pour un chef solo, projections et dispositif interactif basée sur un détecteur de mouvements. En 2008, il crée la scénographie instrumentale du spectacle Typhon, avec le compositeur Vincent Carinola. Parallèlement, il continue son travail de réalisateur en informatique musicale sur des projets de musique, de danse ou de vidéo.
Soprano
Karita Mattila est l’une des plus impressionnantes sopranos lyrico-dramatiques de notre temps. Elle est autant renommée pour la beauté et l’amplitude de sa voix lyrique que pour ses extraordinaires prestations scéniques. Originaire de Somero, en Finlande, Karita Mattila a fait ses premières armes à l’académie Sibelius d’Helsinki, et a ensuite étudié avec Vera Rozsa pendant une vingtaine d’années. Elle chante pour les opéras et festivals les plus prestigieux et s’associe régulièrement à de grands chefs d’orchestre : Levine, Abbado, Davis, Dohnanyi, Haitink, Pappano, Rattle, Salonen et Sawallisch. Son répertoire d’opéra couvre des oeuvres de Beethoven, Strauss, Tchaïkovski, Verdi, Puccini, Wagner et Janácek. Karita Mattila a travaillé avec de grands metteurs en scène, notamment Luc Bondy (Don Carlo à Paris, Lyon, Londres et Festival d’Edimbourg). Elle a collaboré avec Lev Dodin dans ses productions d’Elektra pour le Festival de Pâques de Salzbourg et de La Dame de pique et Salomé à l’Opéra Bastille, avec Peter Stein pour ses productions de Simon Boccanegra à Salzbourg et de Don Giovanni à Chicago et avec Jürgen Flimm pour son Fidelio joué à New York. Karita Mattila travaille régulièrement avec des compositeurs contemporains. Elle a participé à la première mondiale de Mirage, de Kaija Saariaho, avec l’Orchestre de Paris dirigé par Christoph Eschenbach, à Paris, suivie de divers récitals à Berlin avec le Deutsche Symphony Orchestra dirigé par Jukka-Pekka Saraste et à Londres avec le BBC Symphony Orchestra dirigé par Jiri Belohlavek. Karita Mattila a effectué de nombreux enregistrements pour les labels Philips, EMI, Sony, DG et Ondine. Le concert célébré pour son quarantième anniversaire à Helsinki a été enregistré sur CD par Ondine. Parmi ses autres enregistrements, citons les Quatre derniers Lieder de Strauss, avec Claudio Abbado (DG), “Arias et Scènes“ extraits d’opéras de Puccini, Verdi, Janacek, Tchaïkovski, Wagner et R. Strauss, “Arias romantiques allemands“ de Beethoven, Mendelssohn et Weber avec Colin Davis, “Mélodies de Grieg et Sibelius“ avec Sakari Oramo (Erato/Warner), les enregistrements des Maîtres Chanteurs de Nuremberg (Decca) avec Georg Solti, qui a remporté un Grammy Award for Opera en 1998, et Jenufa (Erato/Warner) avec Bernard Haitink, également lauréat d’un Grammy Award for Opera en 2004, sans oublier les Gurre-Lieder de Schoenberg et la Symphonie n° 14 de Chostakovitch avec Simon Rattle sous le label EMI.
Sa saison 2008/09 est marquée par deux apparitions au Metropolitan Opera : Salomé, qui a été retransmis dans le monde entier, et Tatiana dans Eugène Onéguine de Tchaïkovski. Karita Mattila apparaît également dans Katia Kabanova, au Teatro Real de Madrid et dans Fidelio au Gran Teatre del Liceu de Barcelone. Côté concerts, elle a chanté avec le Washington National Symphony et le St Louis Symphony, et interprète des lieder de Richard Strauss avec le Munich Philharmonic dirigé par Christian Thielemann. En juillet 2009, elle retourne au Festival de Salzbourg pour y donner des concerts de Strauss aux côtés de l‘Orchestre philharmonique de Vienne. Tout au long de sa carrière, Karita Mattila a reçu de nombreux prix et récompenses. En 2005, elle a été nommée “Musicienne de l’année“ par Musical America, l’une des plus prestigieuses récompenses accordées aux États-Unis aux artistes classiques. En 2001, le New York Times a élu Karita Mattila meilleure chanteuse de l’année pour sa prestation dans Fidelio, au Metropolitan Opera, et, la même année, elle a été nommée au Laurence Olivier Award de la “Meilleure prestation d’opéra“ pour ses rôles dans Jenufa et de Lisa dans La Dame de pique, au Royal Opera House. En 1997, elle avait déjà été nommée au Laurence Olivier Award pour sa prestation dans le rôle d’Elizabeth dans Don Carlo au Royal Opera House ; elle a aussi obtenu l’ “Evening Standard Ballet, Opera and Classical Music Award“ de la “Meilleure prestation d’opéra“ dans cette production et l’Académie du Disque Lyrique lui a décerné le Prix François Reichenbach “L’Orphée du Lyrique“ pour le Don Carlo initialement joué au Châtelet de Paris. En avril 2010, Karita Mattila retourne au Metropolitan Opera de New York pour interpréter le rôle-titre de Tosca, rôle qu’elle reprendra à Munich en juin-juillet 2010.
Créé en 1983, l'Orchestre de l'Opéra de Lyon fête son 25e anniversaire en 2008. Il a comme premier directeur musical, John Eliot Gardiner. Kent Nagano, Louis Langrée et Iván Fischer lui succèdent jusqu'en 2003. Depuis, il a été dirigé par des chefs tels que William Christie, Leopold Hager, Emmanuel Krivine, Kirill Petrenko, Lothar Koenigs, Gerard Korsten, Evelino Pido, Sebastien Weigle... En septembre 2008, Kazushi Ono en devient chef permanent. Reconnu d'emblée par ses qualités très françaises de transparence et de souplesse, il reçoit en 1999 la Victoire de la musique de la "meilleure formation lyrique ou symphonique". L'Orchestre de l'Opéra participe à la diffusion audiovisuelle. Parmi les 70 enregistrements : des premières mondiales : Rodrigue et Chimène de Debussy, La Mort de Klinghoffer de John Adams, Susannah de Carlisle Floyd, Trois Soeurs de Peter Eövös, Faustus, The Last Night de Pascal Dusapin ; des ouvrages présentés dans des versions inédites : Salomé de Strauss dans la version française, Lucie de Lammermoor de Donizetti, dans la version française établie par le compositeur ; des opéras rarement enregistrés : L'Etoile de Chabrier, Dialogue des carmélites de Poulenc, L'Amour des trois oranges de Prokofiev, Arlecchino, Turandot et Doktor Faust de Busoni. Ces disques ont souvent été salués par des distinctions de la presse musicale et des prix nationaux et internationaux. Le dernier en date est La Somnambule de Bellini, sous la direction d'Evelino Pidò, avec Natalie Dessay. L'Orchestre participe également à l'enregistrement de musiques de films, notamment celle composée par Gabriel Yared pour Azur et Asmar de Michel Ocelot (2006). L'Orchestre est invité régulièrement en France et à l'étranger. Récemment, il s'est produit au Festival international d'Edimbourg 2006 dans Mazeppa de Tchaïkovski et dans Le Vol de Lindbergh et Les Sept Péchés capitaux de Kurt Weill. Il était au Festival d'Athènes en juillet 2008 pour Curlew River et Le Songe d'une nuit d'été de Benjamin Britten. En 2008-2009, l'Orchestre de líOpéra de Lyon était au Théâtre des Champs-Elysées pour Anna Bolena de Donizetti et à l'Opéra Comique pour Lady Sarashina de Peter Eötvös.

Lundi 01 Mars 2010 à 20h
Jeudi 04 Mars 2010 à 20h
Dimanche 07 Mars 2010 à 16h *
Mercredi 10 Mars 2010 à 20h
Samedi 13 Mars 2010 à 20h
1h15
Série A : 45 €
Série B : 40 €
Série C : 30 €
Série D : 25 €
Série E : 13 €
Série F : 5 €
La Biennale Musiques en scène à l'Amphiopéra
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Opéra de Lyon - Place de la Comédie - 69001 Lyon - Tél : 0826 305 325 (0,15 €/min)


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