Jérôme Combier et Atiq Rahimi
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Création mondiale
Opéra en 4 actes, 2012
Livret d'Atiq Rahimi, d’après Terre et Cendres, roman d’Atiq Rahimi
En français
Terre et cendres est inspiré par le roman d’Atiq Rahimi. Prix Goncourt 2008 pour Syngue Sabour, Pierre de patience, Atiq Rahimi signe le livret de cette œuvre nouvelle.
Afghanistan, 1977.
La télévision vient d’être installée. Atiq Rahimi a 15 ans ; sur le petit écran, un jour, il découvre un opéra, genre dont il ignorait alors totalement l’existence. Il n’en saisit ni la langue ni l’action. Mais il ressent cet art comme un spectacle sacré, un récital religieux, recelant la même force fascinante que l’appel du muezzin en haut du minaret – ou peut-être celui du bourdon de Notre- Dame, qu’il découvrira plus tard, à Paris.
Pour l’auteur, adapter son roman pour l’opéra, c’est le rendre universel – susceptible de traduire, pour tous les hommes, les émotions les plus profondes, celles qui transcendent les barrières des langues, des cultures, des nationalités, des religions. Le projet s’inscrit parfaitement dans son itinéraire créateur. Il a écrit Terre et Cendres, le roman, réalisé le film – primé au festival de Cannes ; avec le texte de l’opéra, il peut franchir une étape encore, aller plus loin, exprimer plus fortement sa foi dans la dignité humaine. Et nous parler de la perte dévastatrice, de la rédemption, de la force et de la persévérance de l’esprit humain affronté aux atrocités de la guerre ; nous dire, intemporel, que toutes les guerres se ressemblent et que l ’absurdité, la souffrance, la mort, nous trouvent, tragiquement, tous égaux.
Le compositeur Jérôme Combier écrit la partition, réalisant ainsi son premier opéra. Compositeur né en 1971, il s’est imprégné de cette histoire et aussi de culture afghane et persane – la langue originale de Terre et Cendres. À son oeuvre, il veut donner une forme inventive et libre : « théâtre, musique vocale, instrumentale, se déployant selon l’alternance d’un conte récité, chants écrits pour un petit nombre de voix, et une musique quasiorchestrale, étale et épurée, mais pourtant traversée brusquement de soubresauts violents. »
L’histoire :
Une rivière asséchée, sur un pont presque démoli, Dastaguir, un vieil homme avec son petit-fils, Yassin. Un chemin menant à une mine où Dastaguir doit aller pour voir son fils – le père du petit – et lui annoncer que leur village a été bombardé, leur famille tuée ; la mère du petit, toute nue au hammam lors du bombardement, s’est jetée dans le feu… Le fracas des bombes a rendu Yassin sourd. Mais il ne s’en rend pas compte, il croit que c’est le monde qui est devenu muet. Dastaguir, déchiré entre sa peine, sa solitude et les codes de l’honneur ancrés en lui, se demande s’il doit pousser son fils à la vengeance ou dépasser le deuil avec lui. Sur la route, il va rencontrer différents personnages : un gardien mal luné, un marchand philosophe, un chauffeur de camion jovial…
Production Opéra de Lyon, coréalisation Théâtre de la Croix-Rousse.
Dans le cadre de la Biennale Musiques en scène.
Avec le soutien du Fonds de création lyrique.
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Distribution
Né le 26 février 1962 à Kaboul, Atiq Rahimi vit en Afghanistan jusqu’à l’âge de 22 ans. Il suit sa scolarité au lycée franco-afghan Estiqlal de Kaboul puis des études de littérature à l’Université. En 1984 – cinq après que l’armée soviétique ait envahi l’Afghanistan et alors que la guerre dure toujours – il se réfugie au Pakistan, puis obtient l’asile politique en France. Romancier, il a publié Terre et Cendres en 2000, Les Mille Maisons du rêve et de la terreuren 2002, deux œuvres écrites en persan (traduites en français par Sabrina Nouri).
En 2005, paraît Le Retour imaginaire, livre autobiographique et des photos (traduit du persan (Afghanistan) par Sabrina Nouri), qui raconte son retour en Afghanistan en 2002. En 2008 il publie Syngué sabour : Pierre de patience, écrit directement en français, couronné par le prix Goncourt. Son livre le plus récent, Maudit soit Dostoïevski, sort en 2011. Les œuvres d’Atiq Rahimi sont publiées par les éditions P.O.L. (Terre et Cendres, Syngué sabour : Pierre de patiencesont repris en Folio / Gallimard.) Il est titulaire d’un doctorat en communication audiovisuelle de l’Université de Paris-Sorbonne. Après avoir réalisé plusieurs films documentaires, il signe en 2004 son premier long métrage, Terre et cendres, d’après son roman. Le film présenté au festival de Cannes en 2004 dans la sélection Un certain regard, y obtient le prix Regard vers l’avenir. Il vit et travaille à Paris et a la double nationalité française et afghane.
Jérôme Combier est né en région parisienne, le 17 juillet 1971,
17 7 71 – jour symétrique, date palindrome. Tardivement – à l’âge de 19 ans – il décide d’apprendre la musique ; il s’inscrit à l’université de Paris-VIII Saint-Denis, en musicologie. Il y passe sa maîtrise ; il écrit son mémoire – sous la direction d’Antoine Bonnet – portant sur « le principe de variation chez Anton Webern ». Parallèlement, il étudie l’harmonie, le contrepoint au Conservatoire National de Région de Rueil-Malmaison et la guitare avec Antonio Membrado. Sa rencontre avec le compositeur Hacène Larbi le conduit tout naturellement vers l’écriture, l’analyse et l’orchestration. En 1995, il est finaliste du concours de composition Griegselkalpet d’Oslo. Deux ans plus tard, la rencontre avec Emmanuel Nunes, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, l’oriente définitivement vers la composition. Au C.N.S.M., il étudie également auprès de Michaël Levinas. En septembre 1998, il participe à la session de composition de la Fondation Royaumont ; dans le cadre d’un échange, il part en résidence au Japon durant deux mois. En 2001, Jérôme Combier est lauréat de la Fondation Bleustein-Blanchet (prix de la vocation). En 2006, il reçoit le Prix Pierre Cardin, décerné chaque année à un peintre, un sculpteur, un architecte, un graveur, un compositeur, un cinéaste, sur proposition des sections concernées de l’Académie des Beaux-Arts. En 2001-2002, il est sélectionné pour suivre le cursus de composition et d’informatique musicale proposé de l’Ircam. De 2002 à 2004, avec l’appui du C.N. S.M. de Paris, il développe une activité de pédagogue et de direction aux conservatoires de Almaty (Kazakhstan) et Tashkent (Ouzbékistan). En 2005-2006, il est pensionnaire à la Villa Médicis. Dans ce cadre, il rencontre Raphaël Thierry qui réalisera les installations visuelles du cycle Vies silencieuses écrit pour l’ensemble Cairn, et l’écrivain Sylvain Coher avec qui il rêve l’opéra Hypothèse autour du grand amour. Aux villages des Sabines à Rome, il participe, en compagnie du plasticien Xavier Noiret-Thomé, à l’exposition Venti eventi, parrainée par Giuseppe Penone (artiste du mouvement de l’Arte povera). En 2005 et 2007, il écrit pour l’Ensemble Recherche et pour l’Ensemble Intercontemporain dans le cadre du Festival d’automne à Paris. En collaboration avec Pierre Nouvel, il réalise l’installation Noir gris pour l’exposition Beckett au Centre Georges-Pompidou. En 2008, il enseigne la composition à l’abbaye de Royaumont. La même année, il est programmé par le Musée du Louvre dans le cadre du cycle “Le Louvre invite Pierre Boulez”. La même année, à l’invitation de l’ensemble Ictus, il imagine, en association avec Pierre Nouvel et Bertrand Couderc, l’adaptation pour la scène d’Austerlitz, roman de W.G. Sebald qui sera créé au festival d’Aix-en-Provence en juillet 2011 puis représenté à l’Opéra de Lille. En mars 2012, sont créés Ruins par l’Orchestre national de Lyon et Terre et Cendres, opéra d’après le roman d’Atiq Rahimi, commande de l’Opéra de Lyon, créé au Théâtre de la Croix-Rousse. Jérôme Combier dirige l’ensemble Cairn qu’il a fondé à la fin des années 90.
Philippe Forget étudie le basson, la direction de choeur et la direction d’orchestre, auprès de Philippe Cambreling et de Wolfgang Harrer à l’Académie austro-hongroise de Budapest, avant de suivre le travail de James Conlon à l’Opéra de Paris-Bastille. Il fonde en 1990 l’Orchestre Régional des Jeunes de Bourgogne qu’il dirige jusqu’en 2001. Il est chef d’orchestre associé auprès de la Camerata de Bourgogne de 2004 à 2009 et travaille avec les Choeurs et Solistes de Lyon de 2007 à 2010, dirigeant des concerts, créant plusieurs oeuvres à la tête de cette formation et s’associant à des artistes tels que Jean-Claude Pennetier, Sylvia Vadimova et des formations comme l’Orchestre National de Lyon (oeuvres de Berio, Denissov).
Musicien aguerri aux répertoires lyrique et vocal, il dirige de nombreux opéras (Acis and Galatea de Haendel, Dido and Aenas de Purcell, Cosi fan tutte et Don Giovanni de Mozart) et collabore régulièrement aux productions de l’Opéra de Lyon en tant que chef d’orchestre invité (création française de l’opéra de Philip Glass In the Penal Colony) ou dramaturge musical, collaborant ainsi avec des artistes reconnus tels qu’Anne Teresa de Keersmaeker, Richard Brunel, Johannes Debus, Gerard Korsten.
Depuis 2009, il est également chef d’orchestre résident à l’Orchestre Régional Bayonne Côte Basque, invité à diriger plusieurs productions symphoniques chaque saison, collaborant avec des solistes tels que le guitariste Marcos Socias ou encore le violoncelliste Jérôme Pernoo. Avec les musiciens de l’ORBCB, il contribue sur la Côte Basque et le Sud Aquitain au rayonnement d’un projet tant artistique que social et éducatif, en relation étroite avec les partenaires culturels de ce territoire. On lui confie à l’automne 2011 la direction artistique de Ahotsak, Festival International de la Voix de Saint-Jean-de-Luz. En octobre 2010, la Compagnie de l’Opéra Théâtre de Lyon crée pour lui le poste de directeur musical aux côtés du metteur en scène André Fornier. Pour cet ensemble, il composera et dirigera Macbeth en 2012 en collaboration avec l’Orchestre National de Lyon.
Philippe Forget entretient une relation étroite avec l’univers de la musique française, dirigeant les pièces instrumentales ou vocales de Ravel, Debussy, Milhaud, Poulenc, Berlioz, Bizet ou Fauré, mais aussi les ouvrages moins connus de Duruflé, Pierné, Emmanuel, Jolivet, Le Flem ou les oeuvres contemporaines de Greif, Fénelon ou Hersant.
Il est l’invité de festivals et théâtres, en France et à l’étranger : Festival de Verbier (Suisse), festivals d’Edimbourg et de Ramsgate, Festival Automne en Normandie, Grandes Heures de Cluny, Radio et télévision libanaise, danoise. Invité depuis 2005 en Amazonie pour des concerts et master-classes, il est en tournée au Brésil (Campinas et Belem) fin 2011 pour des concerts et un opéra, Orfeo de Monteverdi.
En 2013, il sera en tournée au Liban et au Brésil, en lien avec les grands orchestres nationaux, les universités et les Alliances françaises de ces pays.
Comédien, metteur en scène, Yoshi Oida est né au Japon. Diplômé en philosophie de l’Université de Keio, il est formé au théâtre nô traditionnel. En 1968, à l’invitation de Peter Brook, il vient à Paris et intègre le CIRT, Centre international de recherche théâtrale, qui s’ancre au Théâtre des Bouffes du Nord en 1974. Il joue dans les grands spectacles de Peter Brook : Orghast en 1971, La Conférence des Oiseaux en 1973, Mahabharata en 1985, La Tempête en 1990, L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau en 1993, etc.
Au cinéma, il a joué dans la version cinématographique du Mahabharata, dans The Pillow Book de Peter Greenaway en 1996, The Eyes of Asia de Joao Mario Grilo, Felice, Felice de Peter Delpeut en 1998, Autumn Flowers de Shunshuke Ikehata en 1999.
Dès 1975, il réalise ses premières mises en scène : textes de nô et ouvrages de littérature japonaise, La Divine Comédie (Dante) à Rome en 1982, Madame de Sade (Mishima) à la Schaubühne de Berlin en 1996, Fin de partie (Beckett) en 1997, Le Malentendu (Camus) au Thalia Theater de Hambourg en 1999... En 2001, il réalise une adaptation des Bonnes de Genet à Stuttgart. Le spectacle est récompensé à Londres l’année suivante (Award of Time Out).
Parallèlement, il met en scène des ouvrages lyriques : Curlew River (Britten) pour le Festival d’Aix-en-Provence 1998, Le Rossignol (Stravinsky) à Rouen, La Frontière (opéra de chambre de Philippe Manoury) au Théâtre des Bouffes du Nord en 2003, Nabucco (Verdi) au Teatro Comunale de Bologne en 2006, Le Voyage d’hiver (Schubert) à Potsdam, Berlin puis Mexico, Il mondo della luna (Haydn) en 2008 à Rennes, Nantes, Angers et Luxembourg, Don Giovanni (Mozart) au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines en 2009 et Idomeneo de Mozart au Théâtre National de Prague en 2010. Pour l’Opéra de Lyon, il a mis en scène Mort à Venise de Britten en mai 2009.
Il signe également la mise en scène de la création de Birth of The Baptist de Jyrki Linjama, au Carinthischer Sommer (Festival d’Ossiach, Autriche). En 2011, il met en scène Le Voyage d’hiver de Franz Schubert au Théâtre de l’Athénée à Paris, ainsi que La Nuit de Gutenberg de Philippe Manoury à l’Opéra du Rhin.
Ecrivain, Yoshi Oida est l’auteur de L’Acteur flottant (1992), L’Acteur invisible (1998) et de L’Acteur rusé (2008).
Débuts : danseur, il opte ensuite pour la décoration scénique ; création de décors pour le ballet, collaborations avec les chorégraphes Jiri Kylián et William Forsythe.
Collaborations : compagnies de théâtre néerlandaises, Schaubühne de Berlin, Kammerspiele de Munich, Volksoper de Vienne, Renaissancetheater de Berlin et autres théâtres et opéras d’Europe ; Erik Vos, Antoine Uitdehaag et Johan Doesburg.
Avec Yoshi Oida : nombreux spectacles en France, Angleterre, Autriche, Italie, République Tchèque et Canada ; récemment : Mort à Venise (Britten) aux festivals d’Aldeburgh et Bregenz, Opéra de Prague, Opéra de Lyon et Canadian Opera Company de Toronto, Don Giovanni (Mozart) à Paris et Idoménée (Mozart) à Prague.
Divers : il a illustré et/ou conçu des livres sur le théâtre aux Pays-Bas, notamment l’Encyclopédie complète du théâtre aux Pays-Bas depuis le XVIIe siècle ; son premier livre illustré pour enfant, Lukas und Lili est publié en 2011 ; ses dessins et peintures sont régulièrement exposés depuis les années 80.
Etudes : Wimbledon School of Arts.
Collaborations : Glyndebourne, Covent Garden de Londres, Metropolitan Opera de New York, Scala de Milan, Mai Musical de Florence, English National Opera, Scottish Opera, Kent Opera, Opera North, Staatsoper de Vienne, Munich, Chicago, Copenhague, Athènes, Bregenz, Amsterdam, Zurich, Barcelone, Madrid, Bruxelles, Houston et Washington, Festival d’Aldeburgh, Ballet Royal de Londres, Royal Shakespeare Company, National Theatre, Royal Court, Almeida and Young Vic.
Récemment : pièces pour le Ballet Royal de Londres à Covent Garden, Rigoletto (Verdi) au Volksoper de Vienne, Armide (Gluck) au Metropolitan Opera de New York, Tamerlano (Haendel) au Covent Garden de Londres, Casse-Noisette et Dumbarton à l’American Ballet Theatre, L’Enlèvement au sérail (Mozart) à Rome, Roméo et Juliette avec le Ballet national du Canada, La Nuit de Gutenberg (Manoury) à l’Opéra du Rhin.
Divers : il a reçu un Olivier Award pour ses réalisations d’une saison à l’Old Vic, un Tony Award pour Le Roi Lion en 1998, une médaille d’or à la Quadriennale de Prague pour des décors.
Scènes : à partir de 1989, il travaille au Théâtre du Gymnase à Marseille, à l’Opéra de Lyon, au Festival d’Avignon, à la Comédie Française et au Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence auquel il participe de 1998 à 2008.
Collaborations : création des lumières pour des mise en scènes de Luc Bondy, Julie Brochen, Klaus Michael Gruber, Philippe Calvario, Claude Buchvald, Jérôme Deschamps, Macha Makeïeff, Giuseppe Frigeni, Jacques Lassalle, Laurence Dale…; pour la Comédie Française : création les lumières de Sganarelle ou le cocu imaginaire mis en scène par Thierry Hancisse et des Grelots du fou mis en scène par Claude Stratz ; pour le Festival d’Aix-en-Provence : Le Barbier de Séville mis en scène par David Radok ; il a travaillé avec Jean-Romain Vesperini au Festival des Nuits de Corte 2011 pour Le Barbier de Séville, avec David Lowe pour L’Arche de Noé au Théâtre des Champs-Elysées, avec Elisabeth Vitali pour La Contrebasse au Théâtre du Poche-Montparnasse, et avec Georges Lavaudant pour La Clémence de Titus à l’Opéra de Lyon.En 2011-2012 : La Traviata à l’Opéra de Limoges et Pinocchio pour le CREA, mis en scène par Jean-Romain Vesperini, Douce et Barbe-Bleue (Isabelle Aboulker) à l’Opéra de Lyon, La Cerisaie de Philippe Fénelon dans une mise en scène de Georges Lavaudantau Palais Garnier à Paris.
Comédien
Théâtre : il a joué dans Les Brigands (Schiller), Trois Soeurs (Tchekhov), Jacky Paradis (Jean-Michel Ribes), Jackets (Edward Bond) au Théâtre de la Ville, Liliom (Ferenc Molnar) au Théâtre de Chaillot, Ganséric (Pierre Macris) au Théâtre des Amandiers de Nanterre, Le Café (Goldoni) au Théâtre de Villejuif, Gaspard, Melchior et Balthazar (Michel Tournier) au Théâtre Montparnasse, Timon d’Athènes (Shakespeare) au Théâtre de l’Athénée, L’Aiglon (Rostand) au Théâtre du Trianon, L’Echange (Claudel) aux Nuits de Fourvière à Lyon, Quai Ouest (Koltès) à Lyon, Marseille et en tournée en France... ; il travaille avec des metteurs en scène tels que Lucian Pintilié, Bruno Böeglin, Jean-Michel Ribes, Alain Mollot, Marion Bierry, Emmanuel Daumas, Laurent Verceletto...
Cinéma : il a joué dans plus de 15 films en Roumanie, France, Belgique et Italie, dont : Chère Louise (Philippe de Broca), Le Mariage à la mode (Michel Mardore), L’Arriviste (Samy Pavel), La Chanson de Roland (Franck Cassenti), Traversées (Mahmoud Ben Mahmoud) pour lequel il a reçu le prix d’interprétation masculine au Festival du film méditerranéen de Bastia et au Festival de Carthage, L’Autre (Bernard Giraudeau), Le Premier Cercle (Laurent Tuel)...
Parmi ses autres activités : il est également metteur en scène, acteur pour la télévision, enseignant, auteur, traducteur, adaptateur et réalise des doublages et voix-off.
Comédien
Débuts : il débute sa carrière aux Etats-Unis en 1976 au Théâtre Iranien et au Living Théâtre ; en voyage, il apprend les traditions théâtrales de la commedia dell’arte, du masque et des arts martiaux balinais, du théâtre nô...
Répertoire : il joue dans des oeuvres de Ben Jonson, Marlowe, Shakespeare, Marivaux, Giraudoux, Yeats, Lorca, Aziz Naçine, Tony Kushner, Kateb Yacine, Daniel Soulier, Gorki, Aristophane, dans des oeuvres d’auteurs iraniens tels que Hedayat, Saédi, Yalfani, Maki, Golshiri, Eshgi, et dans des textes anciens (Kalila et Dimna, Masnavi de Rûmi, les épopées de Gilgamesh, Shahnamé et L’Iliade) ; en France, il joue à la Cartoucherie, à la Comédie Française et avec de nombreuses compagnies de théâtre.
Soprano
Etudes : CNR de Limoges, CNR et CNSMD de Lyon.
Répertoire : membre de l’ensemble Jacques Moderne et de l’ensemble Les Eléments, elle chante régulièrement sous la direction de Joël Suhubiette ; en soliste, elle est dirigée par des chefs tels que Louis Langrée, Michel Plasson, Christophe Rousset, Jérémie Rhorer… ; avec Bernard Tétu et les Solistes de Lyon, elle interprète le Requiem de Fauré, Le Roi David d’Honegger, les rôles du Rossignol et de la Chauve-Souris dans L’Enfant et les sortilèges de Ravel, les Cantigas d’Ohana et des oeuvres de musique de chambre.
Mezzo-soprano
Etudes : CNR de Tours, CNSM de Paris ; 2e Grand Prix au Concours international de Toulouse.
Répertoire : la Mère, le Pâtre et la Libellule (L’Enfant et les sortilèges, Ravel) à la salle Pleyel, Les Portes de Babel (création de Philippe Fénelon) avec le quatuor Manfred, la Comtesse Ceprano (Rigoletto, Verdi) à l’Opéra de Nancy et à Caen, Jacqueline et Martine (Le Médecin malgré lui, Gounod), Orphée (Orphée et Eurydice, Gluck) à Clermont-Ferrand, Maddalena (Rigoletto), Miss Baggott (Le Petit Ramoneur, Britten) et Caïn (Caïn ou le premier homicide, Scarlatti) à l’Opéra de Lyon, Tisbé (La Cenerentola, Rossini) à l’Opéra d’Angers, Discorde et Roxane (L’Europe Galante, Campra) avec William Christie à Versailles, Reims, Besançon et Bilbao, Zulma (L’Italienne à Alger, Rossini) à l’Opéra de Massy ; Gloria (Vivaldi) avec l’Orchestre des Pays de la Loire, Le Messie (Haendel) avec l’Orchestre de chambre de Saint-Pétersbourg, Messe du couronnement (Mozart), Oratorio de Noël (Saint-Saëns), Noces (Stravinsky) avec l’Orchestre national de Lyon, Stabat Mater (Pergolèse), soliste dans Tombeaux romains (création de Jean-François Zygel) à Radio France ; en récital au Festival des Arts Renaissants à Toulouse...
Mezzo-soprano
Etudes : diplôme d’ingénieur de l’Ecole Spéciale des travaux Publics ; CNSM de Paris, Conservatoire Hanns Eisler de Berlin, cours de l’Actor Studio avec Jack Waltzer.
Répertoire : avec l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence elle chante Nancy (Albert Herring, Britten), Néron (Le Couronnement de Poppée, Monteverdi) avec Emmanuelle Haïm, Didon puis la Sorcière (Didon et Enée, Purcell) ; Proserpine (Orfeo, Monteverdi) avec l’Opéra Studio de l’Opéra de Lyon, Dorabella (Cosi fan tutte, Mozart) à l’Opéra de Toulon ; Requiem (Mozart) avec Vincent Barthes, Chants d’Auvergne (Canteloube) avec Arie van Beek, Flok Songs (Berio) avec Florent Boffard en tournée au Brésil, Stabat Mater (Pergolèse) au Festival de Salamanque, Shéhérazade et Mélodies hébraïques (Ravel) avec Emmanuel Leducq-Barôme au Texas, Chants et Danses de la Mort (Moussorgski) avec le Baltic Chamber Orchestra et les solistes de l’Orchestre de la Philharmonie de Saint-Pétersbourg. ; elle se produit en concert à la Cité de la Musique, au Japon, en Allemagne, au Festival de musique sacrée de Fez, et en récital avec des pianistes tels que Emmanuel Strosser, Claire Désert et Christian Ivaldi.
Projets : création d’Armand Amar en tournée à Londres Amsterdam, Bruxelles, Nuits de Fourvière, Luxembourg, Théâtre du Châtelet.
Contre-ténor
Etudes : CNSMD de Lyon, perfectionnement auprès de Margreet Honig, Howard Crook, Mireille Deguy et Annie Trollier-Cornut.
Répertoire : spécialiste du répertoire baroque, il chante aux côtés de Joël Suhubiette, Nicole Corti, Rechsteiner et Franck-Emmanuel Comte avec qui il enregistre A Shakespeare Fantasy (musiques de Purcell) ; soliste aux festivals d’Ambronay, Vézelay, Uzès et lors du dernier festival de musique baroque de Lyon (Grandes odes de Purcell) avec Jean Tubéry ; il chante l’Enchanteresse et l’Esprit (Didon et Enée, Purcell), Cupidon (Vénus et Adonis, John Blow) et est contre-ténor solo dans King Arthur (Purcell) ; il se produit en récital accompagné de luth et théorbe dans un programme intitulé “If music be the food of love“ et a chanté avec les Choeurs de l’Opéra de Lyon dirigés par Alan Woodbridge (programme Arvo Pärt, Thomas Tallis et une création d’Alan Woodbridge, Hector’s Dream).
Ténor
Etudes : Royal College of Music de Londres, CNSM de Lyon, master-classes avec Gabriel Bacquier, Françoise Pollet, Udo Reinemann...
Répertoire : rôles mozartiens comme Basilio et Don Curzio (Les Noces de Figaro), Monostatos, homme armé, prêtre et Tamino dans une version concert (La Flûte enchantée), Bastien et Bastienne, Le Directeur de théâtre ; Fé-Ni-Han (Ba-ta-clan, Offenbach) ; avec la Compagnie Les Brigands, il est Sifroy (Geneviève de Brabant, Offenbach), Gloria-Cassis (Les Brigands, Offenbach), Bob (Toi c’est Moi, Moïse Simons), Pitoi (La Cour du Roi Pétaud, Delibes), Thierry (Au Temps des croisades, Claude Terrasse) au Théâtre de l’Athénée et en tournée ; Gaston de Letorières (La Traviata, Verdi) au Festival d’Aix-en-Provence, Luxembourg et Rouen, le marin (Didon et Enée, Purcell) au Festival d’Aix-en-Provence et à l’Opéra de Lille, Guido (La Chatte métamorphosée en femme, Offenbach), Lallumette (O mon bel inconnu, Reynaldo Hahn) à l’Opéra de Metz, Adam (Caïn ou le premier homicide, Scarlatti) pour l’Opéra de Lyon, Dino (Jérusalem Folie’s, création de Souleïman Al-Qoudsi) à l’institut du Monde arabe, création d’Actus Tragicus (Alain Feron) ; il se produit également en récital.
Baryton-basse
Etudes : CNR de Bordeaux et de Tours, CNSMD de Lyon.
Ensembles : il se produit en soliste et en choeur dans de nombreux ensembles : avec Alain Lombard et l’Orchestre national de Lyon au Festival de la Chaise-Dieu, Bernard Tétu et les Solistes de Lyon en tournée internationale, avec les Choeurs de l’Opéra de Lyon, les ensembles vocaux de Philippe Caillard et Michel Piquemal, avec Pascal Verrot, l’Orchestre des Pays de Savoie et le choeur départemental de Haute-Savoie, l’ensemble Musicatreize de Marseille (créations contemporaines, enregistrements discographiques dont un qui a reçu une Victoire de la Musique en 2007), le Concert de l’Hostel-Dieu et Franck-Emmanuel Comte, l’Ensemble Temps Relatif de Grenoble, le Festival Musique en Morvan (Requiem de Fauré avec Philippe Forget) ; musique de chambre vocale avec le quatuor vocal Hector Berlioz de Lyon (concerts au Festival Berlioz de la Côte Saint-André…).
Divers : chargé du développement des pratiques vocales à l’Agence Musique et Danse Rhône-Alpes jusqu’à 2005 ; responsable de production aux Editions A Coeur joie à Lyon.
Samedi 10 Mars 2012 à 20h
Mardi 13 Mars 2012 à 20h
Jeudi 15 Mars 2012 à 20h
Dimanche 18 Mars 2012 à 15h
Mercredi 21 Mars 2012 à 20h
1h30 environ
Au Théâtre de la Croix-Rousse
Tarifs : De 10€ à 30€
Exposition
Retour d’exil, 2002
Kaboul vu par Atiq Rahimi (photographe / Galerie Vu)
Du 10 au 21 mars -
Entrée libre. Opéra de Lyon
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Opéra de Lyon - Place de la Comédie - 69001 Lyon - Tél : 0826 305 325 (0,15 €/min)


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