Ballet de l'Opéra de Lyon
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Toujours à l’avant-garde Merce Cunningham est certainement l’une des personnalités les plus influentes de la chorégraphie contemporaine. Né en 1919 dans l’état de Washington (États-Unis) et décédé à New York en juillet 2009, il a révolutionné la façon de penser la danse : en la rendant indépendante de la musique qu’elle n’illustre pas, en laissant le mouvement parler de lui-même, sans le charger d’une histoire à raconter ou d’un sentiment à exprimer : « Tout ce qui est vu trouve sa signification à l’instant même. Le sujet de la danse, c’est la danse elle-même. » Ayant eu toute sa vie la passion d’explorer et d’inventer, Merce Cunningham se montre précurseur dans l’utilisation des nouvelles technologies : possibilités offertes à la danse par le film et la vidéo, multiples combinaisons développées par programme informatique (LifeForms) pour construire la chorégraphie, reproduction du mouvement par des capteurs lumineux posés sur les corps des danseurs. Pendant 70 ans, Cunningham aura été à la pointe de l’avant garde.
Avec l'autorisation de la Merce Cunningham Dance Foundation
Summerspace
Summerspace (1958)
Cette pièce est comme la mise en application des principes qui président aux chorégraphies de Cunningham. Sur un fond coloré et solaire de Robert Rauschenberg, se détachent et se fondent les danseurs, vêtus de collants semblables à la peinture pointilliste située derrière eux. En écho à la théorie d’Einstein ( « Il n’y a pas de point fixe dans l’espace » ) le chorégraphe joue d’un espace ouvert en perpétuel changement : la danse n’est plus frontale, construite en fonction du centre de la scène, c’est le corps du danseur qui, en se déplaçant, segmente notre vision. La danse et la musique ne se complètent ni ne se répondent. Elles coexistent seulement, le temps de la représentation. Mais au-delà de la méthode, Summerspace donne à voir une « danse lyrique » (selon les mots mêmes de Cunningham), légère et poétique : les danseurs, tels des oiseaux, semblent se poser au sol, s’éparpiller et s’envoler.
Merce Cunningham avait fêté le 16 avril 2009 ses 90 ans. Il devait s’éteindre quelques mois plus tard, en juillet. Il était né en 1919, à Centralia (dans l’état de Washington). Après des études de lettres et de théâtre, il était entré au Cornish Institute of Applied Arts, à Seattle, où il rencontra John Cage, qui sera son compagnon et collaborateur. Lors d’un stage au Bennington College of the Arts, Martha Graham le remarque et l’engage dans sa compagnie (1939). Il devient l’un de ses danseurs solistes (il est l’interprète notamment d’El Penitente, de Letter to the World et d’Appalachian Spring). Il commence à chorégraphier, en totale rupture avec l’expressionnisme viscéral de Graham, et présente ses premiers soli à New York en 1944. Inspirés par le livre chinois des «mutations» (le Yi-King), Cunningham et Cage – auxquels s’associe le peintre Robert Rauschenberg – créent l’événement avec Theatre Piece au Black Mountain College (1952) : la représentation s’improvise en happening ! L’année suivante, Cunningham crée sa compagnie à New York. Les débuts sont difficiles. La Merce Cunningham Dance Company bouscule les habitudes du « ballet » : pas d’argument, pas de rapport à la musique, pas de vision en perspective de la scène à l’italienne. En 1964, la compagnie s’envole pour une tournée internationale de six mois, se produisant en Europe de l’Ouest (première fois à Paris, en juin, au Théâtre de l’Est Parisien), en Europe de l’Est et en Asie. La reconnaissance publique et critique viendra plus tard, en particulier en France, où Merce Cunningham aura une influence importante sur ce qu’on a appelé la «jeune danse française» (années 1970-1980). Merce Cunningham aura été certainement l’une des personnalités les plus influentes de la chorégraphie contemporaine. Il aura révolutionné la façon de penser la danse : en la rendant indépendante de la musique qu’elle n’illustre pas, en laissant le mouvement parler de lui-même, sans le charger d’une histoire à raconter ou d’un sentiment à exprimer. « Tout ce qui est vu trouve sa signification à l’instant même. Le sujet de la danse, c’est la danse elle-même. » Ayant eu toute sa vie la passion d’explorer et d’inventer (faisant notamment intervenir le hasard – à la suite des musiques «aléatoires» de John Cage – dans la composition de ses pièces : l’ordre des séquences dansées pouvant être tiré au sort, juste avant la représentation, par exemple – c’est le cas des events), Merce Cunningham s’est montré précurseur dans l’utilisation des nouvelles technologies : possibilités offertes à la danse par le film et la vidéo, multiples combinaisons développées par programme informatique (LifeForms) pour construire la chorégraphie, reproduction du mouvement par des capteurs lumineux posés sur les corps des danseurs. Pendant 70 ans – et avec quelque 200 pièces pour lesquelles il a su solliciter les artistes de son temps (outre Robert Rauschenberg déjà cité, Andy Warhol, Jasper Johns pour les plasticiens, et du côté des compositeurs : David Tudor, Earle Brown, mais aussi Radiohead) – Cunningham aura été à la pointe de l’avant-garde.
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
Channels/Inserts
Channels/Inserts (1981)
Créée d’abord pour le cinéma (avec la collaboration du réalisateur Charles Atlas) avant d’être portée à la scène, la pièce propose plusieurs points de vue (que sélectionnait et isolait la caméra, selon les cadrages). Ici, simultanément, 14 danseurs ont à produire des pas et des enchaînements différents. Les spectateurs ont le choix de regarder les uns ou les autres, parfois assemblés en duos ou en trios. Une partie du groupe peut rester immobile, tandis que l’autre s’agite. Chacun suit sa voie (channel). Une danse dépouillée, presque graphique. Et en même temps complexe et très dynamique car, avec ses sauts, ses grands jetés, la danse de Cunningham demande beaucoup de virtuosité.
Merce Cunningham avait fêté le 16 avril 2009 ses 90 ans. Il devait s’éteindre quelques mois plus tard, en juillet. Il était né en 1919, à Centralia (dans l’état de Washington). Après des études de lettres et de théâtre, il était entré au Cornish Institute of Applied Arts, à Seattle, où il rencontra John Cage, qui sera son compagnon et collaborateur. Lors d’un stage au Bennington College of the Arts, Martha Graham le remarque et l’engage dans sa compagnie (1939). Il devient l’un de ses danseurs solistes (il est l’interprète notamment d’El Penitente, de Letter to the World et d’Appalachian Spring). Il commence à chorégraphier, en totale rupture avec l’expressionnisme viscéral de Graham, et présente ses premiers soli à New York en 1944. Inspirés par le livre chinois des «mutations» (le Yi-King), Cunningham et Cage – auxquels s’associe le peintre Robert Rauschenberg – créent l’événement avec Theatre Piece au Black Mountain College (1952) : la représentation s’improvise en happening ! L’année suivante, Cunningham crée sa compagnie à New York. Les débuts sont difficiles. La Merce Cunningham Dance Company bouscule les habitudes du « ballet » : pas d’argument, pas de rapport à la musique, pas de vision en perspective de la scène à l’italienne. En 1964, la compagnie s’envole pour une tournée internationale de six mois, se produisant en Europe de l’Ouest (première fois à Paris, en juin, au Théâtre de l’Est Parisien), en Europe de l’Est et en Asie. La reconnaissance publique et critique viendra plus tard, en particulier en France, où Merce Cunningham aura une influence importante sur ce qu’on a appelé la «jeune danse française» (années 1970-1980). Merce Cunningham aura été certainement l’une des personnalités les plus influentes de la chorégraphie contemporaine. Il aura révolutionné la façon de penser la danse : en la rendant indépendante de la musique qu’elle n’illustre pas, en laissant le mouvement parler de lui-même, sans le charger d’une histoire à raconter ou d’un sentiment à exprimer. « Tout ce qui est vu trouve sa signification à l’instant même. Le sujet de la danse, c’est la danse elle-même. » Ayant eu toute sa vie la passion d’explorer et d’inventer (faisant notamment intervenir le hasard – à la suite des musiques «aléatoires» de John Cage – dans la composition de ses pièces : l’ordre des séquences dansées pouvant être tiré au sort, juste avant la représentation, par exemple – c’est le cas des events), Merce Cunningham s’est montré précurseur dans l’utilisation des nouvelles technologies : possibilités offertes à la danse par le film et la vidéo, multiples combinaisons développées par programme informatique (LifeForms) pour construire la chorégraphie, reproduction du mouvement par des capteurs lumineux posés sur les corps des danseurs. Pendant 70 ans – et avec quelque 200 pièces pour lesquelles il a su solliciter les artistes de son temps (outre Robert Rauschenberg déjà cité, Andy Warhol, Jasper Johns pour les plasticiens, et du côté des compositeurs : David Tudor, Earle Brown, mais aussi Radiohead) – Cunningham aura été à la pointe de l’avant-garde.
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
Mardi 05 Juin 2012 à 20h30
Mercredi 06 Juin 2012 à 20h30
Jeudi 07 Juin 2012 à 20h30
Vendredi 08 Juin 2012 à 20h30
Samedi 09 Juin 2012 à 20h30
1h15 environ
Au Toboggan, Décines
De 10 à 20€
Pour découvrir la compagnie
cliquez ici
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Opéra de Lyon - Place de la Comédie - 69001 Lyon - Tél : 04 69 85 54 54


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