Ballet de l'Opéra de Lyon
En quelques mots...
Trois auteurs familiers du ballet de l’opéra de Lyon : William Forsythe, Jiri Kylián et Meryl Tankard. Quatre ballets qui ont marqué le répertoire de la compagnie et qui étonnent toujours par leur invention et leur modernité.
Second Detail
Dans un vaste espace gris-blanc, baigné d’une douce lumière, se met en mouvement, rouage après rouage, une « machine » humaine à danser : flot d’énergie libérée avec virtuosité s’interrompant soudain, lignes d’intervenants se formant, puis se dissolvant rapidement, séries d’évolutions répétées se développant de façon de plus en plus complexe, sur une musique acidulée, parodiant l’orgue de Barbarie. Avec Second Detail (1991), William Forsythe affirme sa manière de partir d’un thème (une phrase dansée) et de le décliner en variations multiples (en solo, duo, trio et en groupe), puis de déconstruire le puzzle et d’en éparpiller les éléments, de les faire disparaître et réapparaître transformés. Ce n’est pas qu’un jeu formel : cette mise en scène de l’instable bouscule nos perceptions et remet en cause les certitudes.
Né le 30 décembre 1949 à Long Island (dans l’état de New York), fils de publicitaire, nourri de rock, de comédies musicales et de télévision, Forsythe apprend la danse (classique et jazz) à l’Université de Jacksonville en Floride. Il poursuit sa formation à la Joffrey Ballet School à Los Angeles (1969/1970) et entre dans la compagnie du Joffrey Ballet en 1971 (interprétant Kurt Jooss, Léonide Massine, George Balanchine et Twyla Tharp). En 1973, il quitte les Etats-Unis pour l’Europe : Forsythe a été engagé par John Cranko, le directeur du Ballet de Stuttgart, lors d’une audition au MET de New York où se produisait la compagnie allemande. Cranko (qui disparaît prématurément cette même année), puis Marcia Haydée qui lui succède, encouragent Forsythe à chorégraphier. C’est en effet à Stuttgart qu’il réalise ses premiers ballets (un parcours semblable à celui de John Neumeier et de Jirí Kylián, tous deux ayant fait leurs premiers pas de chorégraphe à Stuttgart quelques années auparavant).
En 1980, Forsythe quitte Stuttgart pour se consacrer davantage à la chorégraphie, créant des oeuvres pour les Opéras de Munich, de Berlin, pour le Joffrey Ballet, le Nederlands Dans Theater et l’Opéra de Paris (France / Dance, donné en 1983 à l’Opéra Comique, une commande de Rudolf Noureev).
En 1984, l’Opéra de Francfort le sollicite pour prendre la direction de son Ballet. Forsythe y restera vingt ans, devenant ainsi “le plus européen des américains“. Période prolifique, pendant laquelle Forsythe produit ses oeuvres majeures : Artifact (1984), Steptext (1985), Die Belfragung des Robert Scott (1986), New Sleep (pour le San Francisco Ballet), In the Middle, Somewhat Elevated (1987 – pour le Ballet de l’Opéra de Paris, pièce qui sera absorbée ensuite dans l’ensemble Impressing the Czar), Behind the China Dogs (1988 – pour le New York City Ballet), Slingerland (1989), Limb’s Theorem (1990), The Second Detail (1991), Herman Schmerman (1992), ALIE(N) A(C)TION (1993), Eidos : Telos (1995), Six Counter Points (Two Ballets in the Manner of the Late XXth Century – 1996)... productions audacieuses où le chorégraphe semble mettre en scène la confusion et la cacophonie d’une humanité en voie d’auto-anéantissement, comme un trop plein d’images qui se bousculent sur un écran de télévision que l’on “zapperait“ frénétiquement : sections chorégraphiques répétées, déformées, dispatchées autrement, comme autant de variations sur un même thème, séquences rapides comme des flashes. Une danse qui se construit et se désintègre sous nos yeux. Après ces vingt ans d’intense exploration du mouvement et des formes du spectacle, avec de grandes compagnies, Forsythe depuis 2004 – privé de subventions importantes – a resserré son activité : il est reparti dans de nouvelles aventures avec un petit groupe “The Forsythe Company“, indépendant, en “résidence“ au Bockenheimer Depot à Francfort, avec une extension à Dresde au Festspielhaus d’Hellerau, Centre Européen des Arts. Forsythe et son groupe s’engagent de plus en plus dans des projets expérimentaux, employant l’improvisation et l’interactivité, en collaboration avec des plasticiens. Pédagogue, Forsythe s’intéresse aussi à la communication et à l’enseignement de la danse, avec applications sur ordinateur (“Technologies d’improvisation : les outils pour la danse analytique “ en 1994,“Synchronous Objects for One Flat Thing“ en 2009).
Né le 30 décembre 1949 à Long Island (dans l’état de New York), fils de publicitaire, nourri de rock, de comédies musicales et de télévision, Forsythe apprend la danse (classique et jazz) à l’Université de Jacksonville en Floride. Il poursuit sa formation à la Joffrey Ballet School à Los Angeles (1969/1970) et entre dans la compagnie du Joffrey Ballet en 1971 (interprétant Kurt Jooss, Léonide Massine, George Balanchine et Twyla Tharp). En 1973, il quitte les Etats-Unis pour l’Europe : Forsythe a été engagé par John Cranko, le directeur du Ballet de Stuttgart, lors d’une audition au MET de New York où se produisait la compagnie allemande. Cranko (qui disparaît prématurément cette même année), puis Marcia Haydée qui lui succède, encouragent Forsythe à chorégraphier. C’est en effet à Stuttgart qu’il réalise ses premiers ballets (un parcours semblable à celui de John Neumeier et de Jirí Kylián, tous deux ayant fait leurs premiers pas de chorégraphe à Stuttgart quelques années auparavant).
En 1980, Forsythe quitte Stuttgart pour se consacrer davantage à la chorégraphie, créant des oeuvres pour les Opéras de Munich, de Berlin, pour le Joffrey Ballet, le Nederlands Dans Theater et l’Opéra de Paris (France / Dance, donné en 1983 à l’Opéra Comique, une commande de Rudolf Noureev).
En 1984, l’Opéra de Francfort le sollicite pour prendre la direction de son Ballet. Forsythe y restera vingt ans, devenant ainsi “le plus européen des américains“. Période prolifique, pendant laquelle Forsythe produit ses oeuvres majeures : Artifact (1984), Steptext (1985), Die Belfragung des Robert Scott (1986), New Sleep (pour le San Francisco Ballet), In the Middle, Somewhat Elevated (1987 – pour le Ballet de l’Opéra de Paris, pièce qui sera absorbée ensuite dans l’ensemble Impressing the Czar), Behind the China Dogs (1988 – pour le New York City Ballet), Slingerland (1989), Limb’s Theorem (1990), The Second Detail (1991), Herman Schmerman (1992), ALIE(N) A(C)TION (1993), Eidos : Telos (1995), Six Counter Points (Two Ballets in the Manner of the Late XXth Century – 1996)... productions audacieuses où le chorégraphe semble mettre en scène la confusion et la cacophonie d’une humanité en voie d’auto-anéantissement, comme un trop plein d’images qui se bousculent sur un écran de télévision que l’on “zapperait“ frénétiquement : sections chorégraphiques répétées, déformées, dispatchées autrement, comme autant de variations sur un même thème, séquences rapides comme des flashes. Une danse qui se construit et se désintègre sous nos yeux. Après ces vingt ans d’intense exploration du mouvement et des formes du spectacle, avec de grandes compagnies, Forsythe depuis 2004 – privé de subventions importantes – a resserré son activité : il est reparti dans de nouvelles aventures avec un petit groupe “The Forsythe Company“, indépendant, en “résidence“ au Bockenheimer Depot à Francfort, avec une extension à Dresde au Festspielhaus d’Hellerau, Centre Européen des Arts. Forsythe et son groupe s’engagent de plus en plus dans des projets expérimentaux, employant l’improvisation et l’interactivité, en collaboration avec des plasticiens. Pédagogue, Forsythe s’intéresse aussi à la communication et à l’enseignement de la danse, avec applications sur ordinateur (“Technologies d’improvisation : les outils pour la danse analytique “ en 1994,“Synchronous Objects for One Flat Thing“ en 2009).
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
Un Ballo
S’attachant aux relations entre les êtres, Kylián privilégie le microcosme du couple – de l’entente complice à l’incompréhension mutuelle : la fluidité continue des mouvements qui rapprochent et entrelacent se trouve alors parcourue de brisures, traduisant les doutes et les déchirures. Sur le menuet du Tombeau de Couperin et la Pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel, Kylián met en scène un « bal », comme une danse de cour : à la lueur des bougies, se déplacent avec cérémonie plusieurs couples, dont on devine quelque peu le trouble, sous les apparences de bienséance.
Jirí Kylián est né à Prague en 1947. Sa mère était danseuse. Il commence à étudier la danse à 9 ans, et entre à 15 ans au Conservatoire de sa ville natale, où il suit les cours classiques, mais aussi ceux de modern dance (technique Graham) et de danse folklorique. En 1967, bénéficiant d’une bourse du British Council, il vient à Londres se perfectionner à la Royal Ballet School. De passage dans la capitale anglaise, le chorégraphe John Cranko le remarque et lui propose de rejoindre un jour sa compagnie à Stuttgart. En 1968, Kylián quitte Prague envahie par les chars soviétiques, et se réfugie au Ballet de Stuttgart. Il y devient bientôt soliste et y fait ses premiers pas de chorégraphe, lors des “matinées“ de la Société Noverre1. Chorégraphe invité au Nederlands Dans Theater à La Haye en 1973, il est associé deux années plus tard à la direction artistique (avec Hans Knill). Après les succès de La Cathédrale engloutie, Return to a Strange Land, La Nuit transfigurée en 1975, de Symphony in D en 1976, Symphonie des psaumes en 1978, oeuvres faisant preuve déjà d’une belle écriture chorégraphique, Kylián est nommé directeur du NDT en 1978. Il n’a alors que trente ans. Il va hisser la compagnie à un niveau international. Il l’ouvre aussi à d’autres chorégraphes (William Forsythe, Mats Ek, Ohad Naharin, Maurice Béjart) et fait naître auprès de lui des vocations chorégraphiques (Nacho Duato2, Paul Lightfoot3 et Sol Leon, Johan Inger4). Enfin, il donne naissance en 1990 au triple visage du NDT, en créant – à côté de la troupe principale, le NDT1 – un groupe junior, le NDT2 (jeunes danseurs destinés à entrer par la suite dans la grande compagnie), et un groupe senior, le NDT3 (réunissant quelques danseurs de plus de 40 ans), retraçant ainsi “les trois âges de la vie d’un danseur“. Jirí Kylián, ayant choisi de quitter ses fonctions de directeur général du NDT en juin 1999, en reste néanmoins le chorégraphe principal. Depuis 2000, il est également conseiller artistique de la Saitama Arts Foundation à Tokyo. Jirí Kylián a déjà confié neuf de ses oeuvres au Ballet de l’Opéra de Lyon.
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
Petite Mort
Jirí Kylián voue une affection particulière à Mozart, dont plusieurs œ créées à Prague, ville natale du chorégraphe. Il en aime la liberté et l’irrévérence, mais aussi la tendresse et la profondeur du sentiment amoureux.uvres furent Avec Petite Mort, Kylián se laisse porter par les sublimes andante des Concertos pour piano n° 23 et n° 21, pour exalter le couple se fondant dans l’alchimie des corps. Six hommes, six femmes. Six fleurets prolongeant le bras des hommes et six robes à paniers couvrant les appas des femmes, comme symboles du désir et de la séduction. Sous les carcans des corsets et des gilets, l’érotisme ne saurait trop longtemps se contenir.
Jirí Kylián est né à Prague en 1947. Sa mère était danseuse. Il commence à étudier la danse à 9 ans, et entre à 15 ans au Conservatoire de sa ville natale, où il suit les cours classiques, mais aussi ceux de modern dance (technique Graham) et de danse folklorique. En 1967, bénéficiant d’une bourse du British Council, il vient à Londres se perfectionner à la Royal Ballet School. De passage dans la capitale anglaise, le chorégraphe John Cranko le remarque et lui propose de rejoindre un jour sa compagnie à Stuttgart. En 1968, Kylián quitte Prague envahie par les chars soviétiques, et se réfugie au Ballet de Stuttgart. Il y devient bientôt soliste et y fait ses premiers pas de chorégraphe, lors des “matinées“ de la Société Noverre1. Chorégraphe invité au Nederlands Dans Theater à La Haye en 1973, il est associé deux années plus tard à la direction artistique (avec Hans Knill). Après les succès de La Cathédrale engloutie, Return to a Strange Land, La Nuit transfigurée en 1975, de Symphony in D en 1976, Symphonie des psaumes en 1978, oeuvres faisant preuve déjà d’une belle écriture chorégraphique, Kylián est nommé directeur du NDT en 1978. Il n’a alors que trente ans. Il va hisser la compagnie à un niveau international. Il l’ouvre aussi à d’autres chorégraphes (William Forsythe, Mats Ek, Ohad Naharin, Maurice Béjart) et fait naître auprès de lui des vocations chorégraphiques (Nacho Duato2, Paul Lightfoot3 et Sol Leon, Johan Inger4). Enfin, il donne naissance en 1990 au triple visage du NDT, en créant – à côté de la troupe principale, le NDT1 – un groupe junior, le NDT2 (jeunes danseurs destinés à entrer par la suite dans la grande compagnie), et un groupe senior, le NDT3 (réunissant quelques danseurs de plus de 40 ans), retraçant ainsi “les trois âges de la vie d’un danseur“. Jirí Kylián, ayant choisi de quitter ses fonctions de directeur général du NDT en juin 1999, en reste néanmoins le chorégraphe principal. Depuis 2000, il est également conseiller artistique de la Saitama Arts Foundation à Tokyo. Jirí Kylián a déjà confié neuf de ses oeuvres au Ballet de l’Opéra de Lyon.
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
Boléro
Ce « tube » de la musique classique a fait l’objet de nombreuses chorégraphies, celle de Béjart étant la plus populaire. À son tour, l’Australienne Meryl Tankard – ancienne danseuse du Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch – a réglé un genre de rituel flamboyant, hypnotisant, envoûtant, débordant d’effets visuels. Collaborant à des comédies musicales, la chorégraphe aime le spectacle coloré et plein de fantaisie. Ce Boléro, qu’elle a créé pour le Ballet de l’Opéra de Lyon en 1998, a la particularité de ne pas montrer les danseurs, mais seulement leurs silhouettes, se découpant sur un rideau-écran s’interposant comme un filtre magique..
Elle est née en Australie, à Darwin en 1955, mais elle a vécu en Malaisie et en Angleterre. Après ses classes à l’Australian Ballet School, elle est engagée à l’Australian Ballet en 1975. Sa première chorégraphie Birds Behind Bars (une pochade sur le féminisme - 1977) lui permet de venir en Europe. Elle y rencontre Pina Bausch et entre au Wuppertal Tanztheater (1978) : on la verra dans Kontakthof, Walzer, Bandonéon, Arien, 1980. Elle quitte la compagnie de Pina Bausch en 1984 pour se consacrer à la chorégraphie (Two Feet, Echo Point, Traveling Light). Elle est à nouveau invitée de la compagnie de Wuppertal pour danser à New York et aux Jeux Olympiques de Los Angeles la même année. Elle participe un temps aux spectacles de la Lindsay Kemp Company. En 1989, elle fonde son propre groupe à Canberra, avec lequel elle produit VX18504, Nuti, Kikimora, Banshee, Court of Flora, Songs with Mara, et tourne au Japon, en Chine et en Indonésie. Sa collaboration avec le photographe Régis Lansac l’amène à associer les images et la vidéo à sa danse.
De 1993 à 1999, elle dirige l’Australian Dance Theatre à Adelaïde. Parmi ses oeuvres les plus appréciées : Furioso et Inuk, présentées à New York, Londres, Tokyo et à la Maison de la Danse de Lyon.
Elle préside à la réalisation pour la télévision australienne de films de danse, avec la cinéaste Jane Campion.
Elle est sollicitée par l’Australian Ballet (création de The Deep End en 1996 et de Wild Swans en 2003), le Ballet de l’Opéra de Lyon (Boléro en 1998), le Nederlands Dans Theater (Merryland en 2001 et une re-lecture de Petrouchka en 2004), le Komische Oper de Berlin (North en 2004).
Elle conçoit et met en scène le spectacle de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Sidney, en 2000.
Elle réalise les parties chorégraphiques de la comédie musicale d’Andrew Lloyd Weber The Beautiful Game (2000), celles de Tarzan à Broadway (2006), et apporte sa contribution à l’Opéra de Sidney pour Mort à Venise (Britten) et Orphée et Eurydice (Gluck), puis pour Kaïdan avec le groupe de percussions Taïkoz (2007). Elle donne sa version du Sacre du printemps de Stravinsky dans The Oracle (2009), solo chorégraphié pour le danseur australien Paul White, récemment vu au festival de Montpellier en juillet dernier, et au Toboggan de Décines en novembre.
Sa dernière création est une Cendrillon pour le Ballet de Leipzig, et elle prépare actuellement un film.
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
Mardi 03 Avril 2012 à 20h30
Mercredi 04 Avril 2012 à 20h30
Jeudi 05 Avril 2012 à 20h30
Vendredi 06 Avril 2012 à 20h30
Samedi 07 Avril 2012 à 20h30
2h environ
Série A : 31 €
Série B : 24 €
Série C : 15 €
Série D : 10 €
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cliquez ici

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Opéra de Lyon - Place de la Comédie - 69001 Lyon - Tél : 0826 305 325 (0,15 €/min)


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