Ballet de l'opéra de Lyon
Distribution
Né le 30 décembre 1949 à Long Island (dans l’état de New York), fils de publicitaire, nourri de rock, de comédies musicales et de télévision, Forsythe apprend la danse (classique et jazz) à l’Université de Jacksonville en Floride. Il poursuit sa formation à la Joffrey Ballet School à Los Angeles (1969/1970) et entre dans la compagnie du Joffrey Ballet en 1971 (interprétant Kurt Jooss, Léonide Massine, George Balanchine et Twyla Tharp). En 1973, il quitte les Etats-Unis pour l’Europe : Forsythe a été engagé par John Cranko, le directeur du Ballet de Stuttgart, lors d’une audition au MET de New York où se produisait la compagnie allemande. Cranko (qui disparaît prématurément cette même année), puis Marcia Haydée qui lui succède, encouragent Forsythe à chorégraphier. C’est en effet à Stuttgart qu’il réalise ses premiers ballets (un parcours semblable à celui de John Neumeier et de Jirí Kylián, tous deux ayant fait leurs premiers pas de chorégraphe à Stuttgart quelques années auparavant).
En 1980, Forsythe quitte Stuttgart pour se consacrer davantage à la chorégraphie, créant des oeuvres pour les Opéras de Munich, de Berlin, pour le Joffrey Ballet, le Nederlands Dans Theater et l’Opéra de Paris (France / Dance, donné en 1983 à l’Opéra Comique, une commande de Rudolf Noureev).
En 1984, l’Opéra de Francfort le sollicite pour prendre la direction de son Ballet. Forsythe y restera vingt ans, devenant ainsi “le plus européen des américains“. Période prolifique, pendant laquelle Forsythe produit ses oeuvres majeures : Artifact (1984), Steptext (1985), Die Belfragung des Robert Scott (1986), New Sleep (pour le San Francisco Ballet), In the Middle, Somewhat Elevated (1987 – pour le Ballet de l’Opéra de Paris, pièce qui sera absorbée ensuite dans l’ensemble Impressing the Czar), Behind the China Dogs (1988 – pour le New York City Ballet), Slingerland (1989), Limb’s Theorem (1990), The Second Detail (1991), Herman Schmerman (1992), ALIE(N) A(C)TION (1993), Eidos : Telos (1995), Six Counter Points (Two Ballets in the Manner of the Late XXth Century – 1996)... productions audacieuses où le chorégraphe semble mettre en scène la confusion et la cacophonie d’une humanité en voie d’auto-anéantissement, comme un trop plein d’images qui se bousculent sur un écran de télévision que l’on “zapperait“ frénétiquement : sections chorégraphiques répétées, déformées, dispatchées autrement, comme autant de variations sur un même thème, séquences rapides comme des flashes. Une danse qui se construit et se désintègre sous nos yeux. Après ces vingt ans d’intense exploration du mouvement et des formes du spectacle, avec de grandes compagnies, Forsythe depuis 2004 – privé de subventions importantes – a resserré son activité : il est reparti dans de nouvelles aventures avec un petit groupe “The Forsythe Company“, indépendant, en “résidence“ au Bockenheimer Depot à Francfort, avec une extension à Dresde au Festspielhaus d’Hellerau, Centre Européen des Arts. Forsythe et son groupe s’engagent de plus en plus dans des projets expérimentaux, employant l’improvisation et l’interactivité, en collaboration avec des plasticiens. Pédagogue, Forsythe s’intéresse aussi à la communication et à l’enseignement de la danse, avec applications sur ordinateur (“Technologies d’improvisation : les outils pour la danse analytique “ en 1994,“Synchronous Objects for One Flat Thing“ en 2009).
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
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Opéra de Lyon - Place de la Comédie - 69001 Lyon - Tél : 0826 305 325 (0,15 €/min)


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