Maguy Marin
Dès 8 ans
En quelques mots...
Actualisant le conte d’origine, Maguy Marin fait de sa Cendrillon une femme qui refuse un destin tout tracé. Son ballet fait encore les beaux jours du Ballet de l’Opéra de Lyon qui a porté sa bonne parole près de 400 fois. La magie est toujours au rendez-vous.
En 1985, année de la création de Cendrillon à Lyon, Maguy Marin n’est déjà plus une inconnue. Elle est une des figures de proue de cette nouvelle vague chorégraphique qui submerge la France. Formée au classique, Maguy Marin a fréquenté Mudra, l’école pluridisciplinaire créée par Maurice Béjart à Bruxelles, puis a intégré dans la foulée le Ballet du XXe siècle. Avant de prendre la tangente : la Compagnie Maguy Marin va naître. De Brouillards d’enfance à May B., le style Marin s’impose, empreint d’une certaine théâtralité, à la musicalité évidente aussi. Ses danseurs racontent un peu notre monde. Avec la commande d’une Cendrillon revisitée, la chorégraphe reste fidèle à sa démarche. Sous son œil, l’académisme marque le pas, laissant place à la satire. Elle imagine des interprètes masqués, oscillant entre le grotesque et la poésie dans un décor de chevaux de bois et magasin de jouets. Surtout les danseurs, Cendrillon en tête, adoptent une démarche hésitante à coups de déhanchements accentués comme des enfants grandis trop vite peu à l’aise dans des corps d’adultes. De cette maison de poupées grandeur nature, une idée soufflée par la fidèle collaboratrice Montserrat Casanova, Maguy Marin fait le théâtre des sentiments et des rancœurs : elle bouscule bons et méchants, pointe la domination masculine aussi. Cendrillon, sur la superbe partition de Prokofiev, prend d’un seul coup une autre dimension. Un ballet engagé et vengeur, un livret mis en lumière qui parle à chacun. Comment ne pas se reconnaître - un peu - dans cette Cendrillon au visage joufflu. Le Ballet de l’Opéra de Lyon, un temps décontenancé, va vite prendre la (dé)mesure de cette réussite qui lui ouvrira les portes des salles du monde entier, d’est en ouest. Aujourd’hui encore, Cendrillon est une des signatures de l’institution lyonnaise. Et Maguy Marin de Coppélia à Faces tout récemment, a continué son compagnonnage sans décevoir. Cette reprise de Cendrillon est comme un dialogue ininterrompu entre une chorégraphe majeure et des générations successives de danseurs.
Un vrai conte de fées.
Distribution
Il y a un lieu de naissance. Toulouse. Un emplacement atteint suite à une série de déplacements provoqués par des mouvements politiques en Espagne. Grandir par là, en France, au tout début des années 50. Puis il y a un désir de danser qui se confirme par un enchaînement d’études – de Toulouse à Strasbourg, puis à Mudra (Bruxelles) avec Maurice Béjart, Alfons Goris et Fernand Schirren … – dans lequel se manifestent déjà des rencontres : les étudiants acteurs du Théâtre National de Strasbourg. Une volonté qui s’affirme avec le groupe Chandra, puis au Ballet du XXe siècle. Le travail de création s’amorce aux côtés de Daniel Ambash. Et les concours de Nyon et de Bagnolet (1978) d’appuyer cet élan. De 1980 à 1990, portée par la confiance de l’équipe de la Maison des arts de Créteil dirigée par Jean Morlock (de 1981 à 1990) et forte de soutiens publics constants, la recherche se poursuit avec Christiane Glik, Luna Bloomfield, Mychel Lecoq et la complicité de Montserrat Casanova. 1985, la compagnie devient le Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne : là se poursuivent un travail artistique assidu et une intense diffusion de par le monde. Une troupe se constitue renforcée par Cathy Polo, Françoise Leick, Ulises Alvarez, Teresa Cunha et bien d’autres encore. Chercher toujours, avec une composante, une compagnie. Une tentative de travailler à plusieurs. Et pouvoir en vivre, à force de volonté avec de nombreux collaborateurs.
1987, une nouvelle rencontre, avec Denis Mariotte, amorce une collaboration décisive qui ouvre le champ des expériences. Les points de vue commencent à se décaler, et se prolongent de manière multiple.
1998, une nouvelle implantation. Un nouveau territoire pour un nouveau Centre chorégraphique national à Rillieux-la-Pape, dans le quartier de la Velette. Avec la nécessité de reprendre place dans l’espace public pour y célébrer les richesses des différences et le plaisir du jeu très vivant de la création. Grâce à des soutiens qui rendent possible ce qui ne peut s’effectuer seul, le travail se poursuit dans une pluralité de territoires : intercommunalité (Rillieux-la-Pape, Bron jusqu’en 2006, Décines jusqu’en 2006, Villefranche-sur-Saône jusqu’en 2000, Villeurbanne jusqu’en 2003) et soutiens croisés (Etat, Région Rhône-Alpes, Département du Rhône). Avec l’arrivée en 2005 d’un nouveau bâtiment – pour le CCN de Rillieux la-Pape.
Un lieu désormais à habiter et à cohabiter : un croisement de présences qui agit dans un espace commun au sein du CCN de Rillieux-la-Pape, un “nous, en temps et lieu” qui renforce notre capacité à faire surgir “ces forces diagonales résistantes à l’oubli“ (H. Arendt).
Du Studio au quartier de la Velette, des villes partenaires jusqu’aux villes d’autres pays puis par-delà ces multiples endroits, partager les moyens, les outils, les expériences et les actions. Croiser les champs artistiques, créer, soutenir des recherches, ancrer des actes artistiques dans divers espaces de vie sociale (petite ou grande) – des écoles aux théâtres, des centres d’art aux centres sociaux, des espaces publics aux habitations ouvertes, des lieux de recherches aux maisons de quartier – en faisant vivre le geste artistique comme puissance poétique du faire et du refaire les mondes. Une poétique de l’être avec le monde qui nous pousse à la recherche d’un unisson (qu’il soit dissensuel ou non) avec ce qui nous entoure. Le lieu du geste d’une poétique publique. Un laboratoire citoyen destiné aux regards de la cité. Faire que se fabrique et s’exprime par l’adresse publique, la part d’existence que l’art nous renvoie.
2011, un nouveau déploiement comme un lieu de recherche qui n’aurait ni endroit ni place. L’aventure n’est désormais plus celle d’un CCN mais la poursuite d’une mise en tension de regards et d’interrogations multiples. Avec, toujours, l’appui de collaborateurs fidèles, d’une équipe, d’une compagnie.
Avec sa double formation d’architecte (Université du Chili) et de décoratrice (Ecole des Beaux-Arts de Paris), Montserrat Casanova peut créer une scénographie, un décor, des costumes, des accessoires et tout ce dont on peut avoir besoin au théâtre (marionnettes, mannequins...). Collaboratrice fidèle de Maguy Marin, de Jaleo (1983) pour le GRCOP (Groupe de Recherches Chorégraphiques de l’Opéra de Paris/ Jacques Garnier) à Description d’un combat (2009), et notamment pour Babel Babel, Hymen, Cendrillon, Eden, Leçons de ténèbres, Les Sept Péchés capitaux, Coups d’Etat, Groosland, Coppélia, Waterzoï, Ha ! Ha !, Turba. Montserrat Casanova a travaillé aussi pour d’autres chorégraphes (Daniel Ambash, Luna Bloomfield, Ivan Favier, Helena Bertheluis), pour l’opéra (Une petite flûte enchantée, mise en scène de Louis Erlo), le théâtre (Mauricio Celedon, Carlos Belda, Jean-Christophe Sais, Josefa Suarez) et le cinéma (Aline Isserman, Wim Wenders).
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
Créé en 1983, l’Orchestre de l’Opéra de Lyon a comme premier directeur musical John Eliot Gardiner. Kent Nagano, Louis Langrée et Iván Fischer lui succèdent jusqu’en 2003. Depuis lors, il a été dirigé par des chefs tels que William Christie, Leopold Hager, Emmanuel Krivine, Kirill Petrenko, Lothar Koenigs, Gerard Korsten, Evelino Pidò ou encore Sebastian Weigle. En septembre 2008, Kazushi Ono en devient chef permanent. Parmi les 70 enregistrements à son actif, citons, récemment, les concertos pour violon de Dutilleux et de Rafaël D’Haene avec Iossif Ivanov sous la direction de Kazushi Ono, Divo, Diva – un disque d’airs interprétés par Joyce DiDonato sous la direction de Kazushi Ono – et, en DVD, La Veuve joyeuse de Lehár et La Vie parisienne d’Offenbach. De nombreux enregistrement ont été salués par des distinctions de la presse musicale et couronnés de prix nationaux et internationaux, le dernier en date étant pour La Somnambule de Bellini sous la direction d’Evelino Pidò, avec Natalie Dessay. L’Orchestre participe également à l’enregistrement de musiques de films, notamment celle composée par Gabriel Yared pour Azur et Asmar de Michel Ocelot en 2006. Il est régulièrement invité en France et à l’étranger : en 2009, il a joué au Festival d’Édimbourg, au Festival d’Athènes, à Amsterdam, au Théâtre des Champs-Élysées et à l’Opéra Comique notamment et a effectué une tournée au Japon avec Kazushi Ono. On l’a retrouvé aux Nuits de Fourvière 2009 pour un concert avec Antony and the Johnsons ainsi qu’au festival Jazz à Vienne aux côtés du pianiste Martial Solal. En 2010, il s’est produit notamment dans Émilie, création mondiale de Kaija Saariaho, Luisa Miller de Verdi sous la direction de Kazushi Ono ainsi que dans Tristan et Isolde de Wagner sous la direction de Kirill Petrenko. L’Orchestre a été invité en 2011 par le Festival d’Aix-en-Provence pour Le Nez de Chostakovitch, production reprise à l’Opéra de Lyon en octobre 2011.
Samedi 22 Décembre 2012 à 20h30
Dimanche 23 Décembre 2012 à 16h
Jeudi 27 Décembre 2012 à 20h30
Vendredi 28 Décembre 2012 à 20h30
Samedi 29 Décembre 2012 à 20h30
Dimanche 30 Décembre 2012 à 20h30
Lundi 31 Décembre 2012 à 20h30
Mardi 01 Janvier 2013 à 16h
1h30
Série A : 47 €
Série B : 37 €
Série C : 24 €
Série D : 15 €
Série E : 10 €
31 décembre
Série A : 87 €
Série B : 68 €
Série C : 44 €
Série D : 28 €
Série E : 10 €
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Opéra de Lyon - Place de la Comédie - 69001 Lyon - Tél : 04 69 85 54 54


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