Ballet de l'Opéra de Lyon
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En quelques mots...
Ce programme pourrait être sous-titré «Du côté du New York City Ballet», glorieuse compagnie américaine que fonda George Balanchine : c’est en effet l’entrée au répertoire d’un chef-d’œuvre du chorégraphe et l’accueil d’un soliste de cette troupe, Benjamin Millepied, également chorégraphe, qui va donner deux de ses pièces au Ballet de l’Opéra de Lyon.
Concerto Barocco
Les représentations de Concerto Barocco (un Ballet Balanchine®), sont données avec l’autorisation du George Balanchine Trust et conformément aux critères du Style Balanchine® et de la Technique Balanchine®, établis et fournis par le Trust.
Ballet pour 11 danseurs, créé en juin 1941 par l’American Ballet Caravan à New York / révisé en 1948 pour le New York City Ballet
Entrée au répertoire
Le ballet
“Concerto Barocco n’a pas d’autre “sujet” que la partition sur laquelle il se danse et les danseurs qui en sont les exécutants. Réglé sur le Concerto en ré mineur pour deux violons, ce ballet s’efforce de ne recourir qu’à la danse pour susciter l’intérêt du public, la danse et sa manière d’entrer en relation avec la musique, exactement comme l’art et l’architecture baroques suscitaient l’intérêt, non par leur sujet, mais par le traitement décoratif dont ils embellissent ces sujets.“ (George Balanchine, Histoire de mes ballets, 1954).
Balanchine a toujours admiré chez Marius Petipa les vastes compositions déployant le corps de ballet en figures géométriques savantes qui se forment, se défont et s’enchevêtrent, ainsi que les alignements de ballerines en colonnes, dont la symétrie parfaite rappelle la façade d’un monument classique.
“Voyez la musique, écoutez la danse“
Ce précepte de George Balanchine s’applique bien à Concerto Barocco. Construit sur le Concerto pour deux violons en ré mineur de Jean-Sébastien Bach, ce ballet donne à voir (et mieux entendre ?) la partition, où deux violons dialoguent, “incarnés“ en quelque sorte par deux ballerines qui se répondent, accompagnées par un petit corps de ballet de 8 danseuses, personnifiant l’ensemble orchestral.
La musique
Le Concerto en ré mineur pour deux violons (BWV 1043) – composé à la cour de Köthen entre 1718 et 1723, à la même période que les Brandebourgeois – appartient au genre “double concerto“ d’une conception toute italienne, se référant ouvertement à Vivaldi, dans la forme et dans l’esprit.
“Entre l’allégresse rythmique du premier et du dernier mouvement se love le largo, superbement lyrique, chantant comme une cantilène, sur un mouvement de sicilienne.“ (Alberto Basso, Jean-Sébastien Bach - 1979).
La chorégraphie
“Il y a huit filles sur la scène. Elles dansent tantôt en formant un seul groupe, tantôt en deux groupes, tantôt deux par deux. Elles ne sont pas le reflet de la musique, elles tracent une image dansée de la musique. De même que le portrait ne se confond pas avec la photographie de reportage, de même cette image dansée s’efforce de dire quelque chose qui ne pourrait s’accomoder de l’exact mot à mot, mesure à mesure, rythme à rythme, simple décalque de la musique...
Lorsque les deux violons se font entendre, les deux danseuses solistes font leur entrée. Séparément, ensemble, et avec le corps de ballet, en diverses combinaisons possibles : passage d’un petit groupe à un plus grand, mouvements en miroir inversé, décalage des attaques selon l’écriture en canon. Elles prennent appui l’une sur l’autre quand la musique du second violon s’entrelace à celle du premier...“ (G.B.)
Après ce premier mouvement (vivace), le deuxième (adagio/ largo ma non tanto) amène le pas de deux : il fait intervenir un danseur (seul garçon au milieu des filles) déplaçant en de longs portés sa partenaire qui semble ne plus toucher le sol.
“Elle est comme enlevée au groupe par le danseur, qui la porte en un mouvement doux et lent, la fait entrer et sortir du labyrinthe formé par le corps de ballet.“ (G.B.)
Un moment de grâce “suspendu“ comme une rêverie... D’autant que le danseur disparaît et que la seconde soliste revient se placer face à la première, exactement comme à la fin du premier mouvement. Une parenthèse, en quelque sorte. Comme s’il ne s’était rien passé.
Le troisième mouvement (allegro) termine le ballet dans de joyeux rythmes très rapides.
Concerto Barocco (créé en 1941, trouvant sa forme définitive en 1948) s’inscrit dans la lignée des ballets “en noir et blanc“9 que Balanchine voulait “simples et dépouillés”, présentant sur un plateau nu les danseurs en tenue de répétition, se détachant sur un fond clair.
“De la danse, seulement de la danse !“
Formé à l’Ecole du Ballet Impérial de Saint-Petersbourg – tout comme, avant lui, Fokine, Pavlova et Nijinski – George Balanchine (1904-1983) aura été la grande figure du renouvellement de la danse classique au XXe siècle : il a su moderniser l’héritage de Marius Petipa et de la tradition franco-russe, en l’adaptant aux rythmes trépidants de la vie américaine. Georgi Balanchivadzé (son père, compositeur, était d’origine georgienne) commença par étudier la musique, d’abord le piano, puis tout en suivant les cours de l’Ecole de danse, il fréquenta le Conservatoire pour apprendre la théorie, la composition, et l’harmonie. Engagé dans le corps de ballet du Théâtre Marie en 1921 (il a alors 17 ans), le jeune Balanchine chorégraphie déjà pour ses camarades, et forme une petite troupe. Devenu un peu trop “personnel“ pour une Révolution bolchévique qui tendait à “uniformiser“ les institutions, il profite des vacances de l’été 1924 pour organiser une tournée en Europe de l’Ouest avec son groupe : le jeune danseur, avec trois de ses amis (Tamara Geva, Alexandra Danilova et Nicolas Efimov), se présente à une audition des Ballets Russes, la célèbre compagnie qui, depuis 1909, fait les beaux soirs de Paris et de Londres. Son directeur, Serge Diaghilev, les engage aussitôt.
Un an après, au départ de Bronislava Nijinska, la soeur de Nijinski, Diaghilev propose à Balanchine d’assurer les fonctions de maître de ballet. Il lui demande aussi de chorégraphier la création de l’opéra L’Enfant et les sortilèges de Colette et Maurice Ravel (1925), Le Chant du Rossignol d’Igor Stravinski (1925), La Chatte d’Henri Sauguet (1927) et Apollon musagète d’Igor Stravinski (1928), qui sera créé au Théâtre Sarah Bernhardt (aujourd’hui Théâtre de la Ville) par Serge Lifar.
Dès cet Apollon, Balanchine affirme son style, réussissant à conjuguer les contraires (sobriété et fantaisie, rigueur et liberté, abstraction et expression), et manifeste sa grande musicalité : avec lui, transformant le son en mouvement, le ballet devient une visualisation de la musique, la danse épousant la partition et se fondant en elle, “comme le café au lait“ disait-il.
Un autre chef-d’oeuvre, Le Fils prodigue, l’année suivante, précèdera de peu la mort de Diaghilev (août 1929), qui entraînera la dispersion de la Compagnie des Ballets Russes.
Balanchine est alors invité par Jacques Rouché – administrateur de l’Opéra de Paris – à créer Les Créatures de Prométhée au Palais Garnier. Mais il tombe malade et c’est Serge Lifar qui règlera le ballet et, ensuite, restera dans la “Maison“ ! (Balanchine aurait donc pu être le directeur de la Danse à l’Opéra de Paris !).
Balanchine travaillera un temps au Danemark (Théâtre Royal de Copenhague), à Londres, pour des revues et des comédies musicales, en France (les Ballets 33), et participera aux premiers pas des nouveaux Ballets Russes à Monte-Carlo. C’est Romola, la femme de Nijinski, qui, à Londres, présentera Balanchine à Lincoln Kirstein, riche mécène américain passionné de danse : celui-cil emmènera le chorégraphe aux Etats-Unis pour fonder une école “classique“ (The School of American Ballet, en 1934) et créer une compagnie : d’abord appelée Ballet Caravan (1936-1940), puis American Ballet Caravan (1941), ensuite Ballet Society (1946-1948), elle deviendra en 1948 le New York City Ballet / NYCB, pour lequel Balanchine ne cessera de créer, jusqu’à sa mort en 1983.
Le catalogue de ses oeuvres compte plus de 400 chorégraphies comprenant aussi les comédies musicales à Broadway ou tournées à Hollywood dans les années 40, ainsi que les versions remaniées de nombreux de ses ballets : “Au fil des ans, le point de vue change, les interprètes aussi“ répétait-il souvent.
Mister B. – comme l’appelaient ses danseuses – aura dynamisé le langage académique en y apportant l’énergie et la rapidité venues du jazz, empruntant les déhanchements et les levers de jambe à la comédie musicale, explorant de nouvelles combinaisons d’enchaînements, toujours inventives. En soixante ans, il aura non seulement élargi le vocabulaire, mais donné naissance à un néo-classicisme qui délaisse narration, décors et costumes pour aller vers l’abstraction, la danse pouvant – par elle seule suggérer sentiments, émotions, relations, atmosphères et poésie. Il a ouvert la voie à l’évolution moderne du ballet classique (Forsythe, Kylián).
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
Sarabande
Ballet pour 4 danseurs, créé en novembre 2009 par la Cie Danses Concertantes
Entrée au répertoire
À la manière d’A Suite of Dances que Jerome Robbins avait chorégraphié pour Mikhaïl Baryshnikov en 1994 – et que Benjamin Millepied a également dansé, en travaillant ce solo avec son créateur – Sarabande – est une pièce en sept séquences, construite elle aussi sur des extraits de Jean-Sébastien Bach. Mais si l’oeuvre de Robbins s’appuyait sur des morceaux des Suites pour violoncelle, Millepied utilise ici la Partita pour flûte seule et des extraits des Sonates n°1 et 2 ainsi que la Partita n°1 pour violon seul. Elles ont été écrites à la Cour de Köthen (1717-1723), contemporaines donc du Concerto pour deux violons que Balanchine a choisi pour Concerto Barocco.
Millepied a fait sienne l’attitude chorégraphique de Robbins d’être sans cesse “à l’écoute de la musique“ et de danser, comme inspiré par elle. Une danse qui joue de la maîtrise technique et de l’apparente décontraction, comme si le danseur improvisait.
La Partita pour flûte est dansée par un seul interprète. Les autres séquences pour violon sollicitent quatre danseurs, dans un jeu relationnel à deux, à trois, à quatre : continuel enchaînement de pas, de portés, entrecoupés de grands sauts et de tours virtuoses.
Né à Bordeaux en 1977, Benjamin Millepied passe une partie de son enfance au Sénégal. Il est initié à la danse par sa mère, professeur de danse contemporaine, puis entre à 13 ans au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon/ CNSMD. En 1992, il effectue un stage à la School of American Ballet – l’école du New York City Ballet – avant d’y être admis à la faveur d’une bourse d’étude du ministère français des Affaires étrangères.
Lauréat du Prix de Lausanne en 1994, il est choisi la même année par Jerome Robbins pour interprêter le rôle principal de 2 & 3 Part Inventions, créé pour les élèves de l’Ecole. Récompensé par le Mae L. Wien Award for Outstanding Promise, il est engagé en 1995 au New York City Ballet. Promu soliste en 1998, il est nommé “Principal Dancer“ (l’équivalent d’étoile), en 2002.
Brillant interprète des ballets de George Balanchine (parmi lesquels Agon, Coppélia, Casse-Noisette, Rubies, Le Songe d’une nuit d’été, Stars and Stripes, Symphony in C, Tchaikovski-pas de deux), de Jerome Robbins (Dances at a Gathering, Fancy Free, A Suite of Dances, In the Night, The Four Seasons, Interplay, Dybbuk, The Goldberg Variations, West Side Story Suite, Brandengurg et Noces) et de Peter Martins (Hallelujah Junction, Le Lac des cygnes), il participe également à plusieurs créations, notamment celles de chorégraphes invités comme Angelin Preljocaj (La Stravaganza) et Mauro Bigonzetti (Vespro, In Vento).
Un Français à New York : danseur et chorégraphe
Benjamin Millepied fait ses débuts chorégraphiques à Lyon en créant Passages, en 2001, pour les élèves du CNSMD et Clapping Music, l’année suivante. En 2002, il est sélectionné pour participer au programme d’aide à la création du New York Choreographic Institute, fondé par Irene Diamond et Peter Martins. Il réunit plusieurs camarades du NYCB pour former un groupe, “Danses Concertantes“, avec lequel il se produit à Londres, Stockholm ou à Lyon et de l’ABT dans des ballets de Balanchine, Robbins, Christopher Wheeldon et ses propres créations : Triple Duet en 2003, Circular Motion et Double Aria, sur une partition originale de Daniel Ott.
De 2004 à 2005, il dirige le Morris Center Workshop à Bridgehampton (New York) pour lequel il crée On the Other Side sur une musique de Philip Glass.
De 2006 à 2007, il est chorégraphe en résidence au Baryshnikov Arts Center de New York.
Il a créé notamment pour la School of American Ballet (28 Variations On A Theme By Paganini - 2005), le Ballet du Grand Théâtre de Genève (une relecture de Casse-Noisette - 2005, puis de Pétrouchka - 2007, et récemment en 2011 ses réinterprétations du Spectre de la rose et des Sylphides), le Ballet de l’Opéra de Paris (Amoves - 2006, et Triade - 2008), l’American Ballet Theatre (From Here On Out - 2007, Everything Doesn’t Happen At Once - 2009, Troïka - 2011) le Pacific Northwest Ballet (3 Movements - 2008), le New York City Ballet (Quasi una fantasia - 2009, Why Am I Not Where You Are - 2010), le Het Nationale Ballet à Amsterdam (One Thing Leads For Another - 2010).
En 2009, il a réglé pour Mikhaïl Baryshnikov Years Later, où celui-ci danse avec son image projetée (un film d’archives montrant le jeune Misha répétant en studio à Saint-Pétersbourg) : l’interprète d’aujourd’hui dialogue avec humour avec son double d’hier.
En 2010, Benjamin Millepied chorégraphie et joue dans le film de Darren Aronofsky, Black Swan, dont l’actrice principale Natalie Portman remporte l’oscar d’interprétation.
Il réalise encore, en 2011, les parties chorégraphiques de l’opéra La Fiancée vendue (Smetana) au MET, et de la comédiemusicale Hands on Hardbody.
Benjamin Millepied est “l’un des dignes héritiers de Robbins et Balanchine“, écrit Philippe Noisette, “la danse qu’il donne à voir allie la virtuosité du passé classique à l’urgence de la création actuelle.“
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
Violon super soliste
Né à Nevers, il étudie au Conservatoire de Paris (où il obtient les 1ers prix de violon et de musique de chambre à l’unanimité), et au Conservatoire de Genève. Lauréat des concours internationaux Paganini en 1991 et Lipizer en 1994, il se produit régulièrement en soliste et dans des formations de musique de chambre.
Il a occupé pendant cinq ans le poste de 1er soliste des seconds violons au sein de l’Orchestre de la Suisse Romande. Il est désormais violon-solo super soliste de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon. Il enseigne également au CNSMD de Lyon.
Flûte solo
Né à la Rochelle.
Il étudie à Londres à la Guildhall School of Music avec pour professeur Paul Edmund-Davies et au CNSM de Paris. Il obtient son 1er prix au CNSM de Paris dans la classe de Sophie Cherrier et Vincent Lucas en 2002. Il est nommé 1re flûte solo de l’Orchestre de l’Opéra national de Lyon en 2001, alors qu’il est encore étudiant. En 2005 il est nommé 1re flûte solo du BBC National Orchestra of Wales. Il réintègre l’Orchestre de l’Opéra de Lyon en 2006. Il se produit en Europe, Amérique du Nord, Moyen et Extrême-Orient, en tant que soliste et au sein d’orchestres tels que le London Symphony Orchestra, le London Philharmonic, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre du Capitole de Toulouse, etc. Professeur adjoint de Philipe Bernold au CNSM de Lyon et à l’Académie Internationale d’été de Nice, il enseigne également lors de master classes en France, Japon, Corée, Taïwan, Chine Europe, etc.
This Part in Darkness
Ballet pour 16 danseurs, créé en avril 2011 par le Pennsylvania Ballet à Philadelphie (Etats-Unis). Nouvelle version pour le Ballet de l’Opéra de Lyon.
Contrastant avec l’aspect lumineux et serein de Sarabande, This Part in Darkness se développe dans une atmosphère sombre et tendue. Sur les rythmes martelés de la musique obsédante de David Lang, des individus se regroupent, puis des couples se forment, emportés dans la vitesse et l’énergie d’une vie d’aujourd’hui, urbaine et stressante.
Une caméra en direct les filme sous divers angles : danseurs en deux dimensions, présents sur le plateau et projetés sur grand écran. Vus du dessus, ils semblent composer des géométries à la Busby Berkeley.
Le temps d’un pas de deux, l’image s’attarde sur deux mains qui tentent de se rejoindre.
Né à Bordeaux en 1977, Benjamin Millepied passe une partie de son enfance au Sénégal. Il est initié à la danse par sa mère, professeur de danse contemporaine, puis entre à 13 ans au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon/ CNSMD. En 1992, il effectue un stage à la School of American Ballet – l’école du New York City Ballet – avant d’y être admis à la faveur d’une bourse d’étude du ministère français des Affaires étrangères.
Lauréat du Prix de Lausanne en 1994, il est choisi la même année par Jerome Robbins pour interprêter le rôle principal de 2 & 3 Part Inventions, créé pour les élèves de l’Ecole. Récompensé par le Mae L. Wien Award for Outstanding Promise, il est engagé en 1995 au New York City Ballet. Promu soliste en 1998, il est nommé “Principal Dancer“ (l’équivalent d’étoile), en 2002.
Brillant interprète des ballets de George Balanchine (parmi lesquels Agon, Coppélia, Casse-Noisette, Rubies, Le Songe d’une nuit d’été, Stars and Stripes, Symphony in C, Tchaikovski-pas de deux), de Jerome Robbins (Dances at a Gathering, Fancy Free, A Suite of Dances, In the Night, The Four Seasons, Interplay, Dybbuk, The Goldberg Variations, West Side Story Suite, Brandengurg et Noces) et de Peter Martins (Hallelujah Junction, Le Lac des cygnes), il participe également à plusieurs créations, notamment celles de chorégraphes invités comme Angelin Preljocaj (La Stravaganza) et Mauro Bigonzetti (Vespro, In Vento).
Un Français à New York : danseur et chorégraphe
Benjamin Millepied fait ses débuts chorégraphiques à Lyon en créant Passages, en 2001, pour les élèves du CNSMD et Clapping Music, l’année suivante. En 2002, il est sélectionné pour participer au programme d’aide à la création du New York Choreographic Institute, fondé par Irene Diamond et Peter Martins. Il réunit plusieurs camarades du NYCB pour former un groupe, “Danses Concertantes“, avec lequel il se produit à Londres, Stockholm ou à Lyon et de l’ABT dans des ballets de Balanchine, Robbins, Christopher Wheeldon et ses propres créations : Triple Duet en 2003, Circular Motion et Double Aria, sur une partition originale de Daniel Ott.
De 2004 à 2005, il dirige le Morris Center Workshop à Bridgehampton (New York) pour lequel il crée On the Other Side sur une musique de Philip Glass.
De 2006 à 2007, il est chorégraphe en résidence au Baryshnikov Arts Center de New York.
Il a créé notamment pour la School of American Ballet (28 Variations On A Theme By Paganini - 2005), le Ballet du Grand Théâtre de Genève (une relecture de Casse-Noisette - 2005, puis de Pétrouchka - 2007, et récemment en 2011 ses réinterprétations du Spectre de la rose et des Sylphides), le Ballet de l’Opéra de Paris (Amoves - 2006, et Triade - 2008), l’American Ballet Theatre (From Here On Out - 2007, Everything Doesn’t Happen At Once - 2009, Troïka - 2011) le Pacific Northwest Ballet (3 Movements - 2008), le New York City Ballet (Quasi una fantasia - 2009, Why Am I Not Where You Are - 2010), le Het Nationale Ballet à Amsterdam (One Thing Leads For Another - 2010).
En 2009, il a réglé pour Mikhaïl Baryshnikov Years Later, où celui-ci danse avec son image projetée (un film d’archives montrant le jeune Misha répétant en studio à Saint-Pétersbourg) : l’interprète d’aujourd’hui dialogue avec humour avec son double d’hier.
En 2010, Benjamin Millepied chorégraphie et joue dans le film de Darren Aronofsky, Black Swan, dont l’actrice principale Natalie Portman remporte l’oscar d’interprétation.
Il réalise encore, en 2011, les parties chorégraphiques de l’opéra La Fiancée vendue (Smetana) au MET, et de la comédiemusicale Hands on Hardbody.
Benjamin Millepied est “l’un des dignes héritiers de Robbins et Balanchine“, écrit Philippe Noisette, “la danse qu’il donne à voir allie la virtuosité du passé classique à l’urgence de la création actuelle.“
Une compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine.
Les danseurs, dans la pratique que leur apporte la diversité des styles proposés, sont, dans la compagnie, entraînés à différentes techniques. Depuis plus de vingt ans, elle s’est constitué un répertoire important (93 pièces, dont 48 créations mondiales),
en faisant appel à des chorégraphes privilégiant le langage, le faisant évoluer,
inventant son environnement et sa mise en espace : les “post-modern“ américains
(Merce Cunningham, Trisha Brown, Lucinda Childs, Bill T. Jones, Ralph Lemon, Stephen
Petronio ou Susan Marshall), les écrivains du mouvement (Jirí Kylián, Mats Ek, William
Forsythe, Nacho Duato, Anne Teresa De Keersmaeker, Sasha Waltz) et les explorateurs
de territoires nouveaux, mêlant gestuelle et images (Philippe Decouflé, Mathilde Monnier,
la “Next Wave“ américaine ou australienne), ainsi que les représentants de la “jeune danse française (Jérôme Bel, Alain Buffard, Boris Charmatz, Rachid Ouramdane, Christian Rizzo) et la singulière Catherine Diverrès.
Un pas vers le futur, englobant d’autres tendances ouvertes à la théâtralité, comme la relecture
décapante de quelques œuvres de référence (Cendrillon vue par Maguy Marin, Roméo et Juliette par Angelin Preljocaj et Casse-Noisette par Dominique Boivin).
On peut dire qu’actuellement le Ballet de l’Opéra de Lyon reflète la danse en mouvance
dans le monde.
Samedi 17 Décembre 2011 à 20h30
Dimanche 18 Décembre 2011 à 16h
Lundi 19 Décembre 2011 à 20h30
Mardi 20 Décembre 2011 à 20h30
Mercredi 21 Décembre 2011 à 20h30
Jeudi 22 Décembre 2011 à 20h30
Vendredi 23 Décembre 2011 à 20h30
1h30 environ
Série A : 46 €
Série B : 36 €
Série C : 23 €
Série D : 15 €
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Opéra de Lyon - Place de la Comédie - 69001 Lyon - Tél : 0826 305 325 (0,15 €/min)


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