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Syrie que j'aime

Amphi

Syrie que j'aime

Racha Rizk

Samedi 12 mars 2016

A l’heure où la Syrie s’enfonce un peu plus dans le chaos, écoutons et rencontrons des artistes meurtris qui témoignent de la diversité et de la richesse des peuples, des langues, des cultures,  qui forment le pays. Quatre concerts de musique traditionnelle de régions différentes  de la Djézireh au Djebel Druze en passant par la splendide Alep célèbreront la siriche histoire d’un pays qu’on ne cesse de détruire.
En co-production avec la Maison des Cultures du Monde - Paris

 

« Arrose les Assoiffés »
De Sheikh Mohamed Manbiji Halabi
avec
Bassel Kayssieh, luth oud
Nouri Almohamed, cithare qanun
Mohanad Aljaramani, tambour riqq

« Arrose les Assoiffés » est une sorte de cantate islamique datant des années 1190Hj à 1770, période de terrible sécheresse à Alep pendant laquelle les habitants sont sortis prier et chanter sur la montagne Jabal Ansari (massif de la chaîne côtière syrienne) les compositions religieuses du Sheikh Mohamed Manbiji Halabi, compositeur très connu à l’époque. Un jour, à la fin de ces chants, une pluie diluvienne s’est abattue sur la région, faisant de cette cantate un authentique chant sacré.
L’adaptation de ce chant dans les années 70 par le grand chanteur syrien Sabah Fakhri révèle la beauté du texte et sa capacité à transcender le sacré pour prendre en charge la soif du profane.