Accessibilité et handicap Accès au contenu

La Damnation de Faust

Opéra

La Damnation de Faust

Hector Berlioz

Du 7 au 22 octobre 2015

La Damnation de Faust
Hector Berlioz
Légende dramatique en quatre parties, 1846
Livret d'Almire Gandonnière et du compositeur, d’après Faust de Goethe
En français

Nouvelle production

En coproduction avec le Landestheater Linz

L’histoire
Faust déplore sa solitude au sein d’une nature champêtre où des soldats se préparent à la guerre. Il est si désespéré qu’il envisage de s’empoisonner mais au moment suprême Méphistophélès retient son bras, en lui proposant de découvrir le monde des plaisirs. Faust accepte de le suivre. Après le vin à la caverne d’Auerbach qui ne semble pas intéresser le docteur Faust, Méphistophélès lui envoie un rêve dans lequel apparaît la jeune, fraîche et innocente Marguerite. Dévoré de désir, Faust veut à toutes forces la rencontrer. Méphistophélès s’arrange pour ménager la rencontre mais aussi l’abandon immédiat de la jeune fille pour entraîner Faust vers d’autres conquêtes. La jeune fille abandonnée, accusée à tort de la mort de sa mère causée par un philtre méphistophélique, est emprisonnée. C’est le triomphe du Mal. Mais le Ciel sait reconnaître les siens : Faust tombe en Enfer et Marguerite est accueillie au Paradis.

Le rêve berliozien
Dans sa volonté de raconter un univers mêlant réel et irréel, opéra et oratorio, terrestre et divin, en bref la totalité, et de faire de cette histoire une sorte de parabole musicale, de retable sonore mêlant humain et divin, Berlioz a-t-il pêché par hybris, cet orgueil qui punit Prométhée voulant égaler les Dieux ? Le public fut désarçonné par cet « objet musical non identifié » : quatre personnages et une présence importante des chœurs font de la Damnation l’opéra frontière par excellence entre scène et concert, entre réel et fantastique, entre histoire et légende. David Marton qui termine là sa Trilogie initiée par Capriccio continuée par Orphée et Eurydice en 2014–2015, en propose une vision guidée par la passion et la sensualité de la musique de Berlioz plus que par le Faust de Goethe ; c’est bien le rêve berliozien qu’il s’agit de mettre en scène, il s’agit de « penser grand », et de faire se confronter réel et imaginaire dans une vision politique centrée sur le comportement des masses, puisque dans La Damnation de Faust, les choeurs sont encore plus importants que les solistes. Ainsi, dans un décor unique de Christian Friedländer, sont réunis les éléments hétéroclites d’un monde abandonné, un peu inquiétant, qui répondent à l’organisation de l’oeuvre, faite d’ellipses et de surgissements, dans l’unité d’un lieu théâtralisé (que Marton avait si magistralement traité dans Capriccio), réel et rêvé, mais traversé par un univers délabré, touché par la guerre, où passé et présent se rencontrent. David Marton travaille sur l’univers musical de Berlioz, révélant sa puissance ensorceleuse et évocatoire, mais aussi angoissante, métaphore d’un monde réel et caché. Kazushi Ono cisèlera la partition avec une distribution très séduisante. Charles Workman sera ce Faust à la poésie et à l’élégance innées dont le Méphistophélès de Laurent Naouri avec sa science du style sera le double obscur, tandis que Kate Aldrich, après avoir été récemment Idamante et Carmen à Lyon, incarnera Marguerite, l’héroïne malheureuse et éthérée destinée au paradis berliozien.

La Damnation de Faust

Le programme

Dossier de presse